TORONTO - Les Canadiens amorceront 2013 dans un esprit plus optimiste quant à l'état de leurs finances qu'il y a un an, laisse croire un sondage, dont les résultats ont été dévoilés jeudi.

Quelque 70 pour cent des personnes interrogées au pays dans le cadre d'un sondage Harris-Décima mené pour le compte de la Banque CIBC perçoivent positivement leur situation financière actuelle — une hausse de six points de pourcentage par rapport à un coup de sonde similaire réalisé fin 2011. Au Québec, ce taux est de 68 pour cent.

Les gens de 65 ans et plus constituaient le groupe d'âge le plus confiant au pays, 73 pour cent d'entre eux étant optimistes quant à leur situation personnelle. Les répondants âgés entre 25 et 34 ans affichaient la moins grande satisfaction, à 67 pour cent.

L'enquête a aussi montré qu'une plus grande proportion de gens se dit confiante d'atteindre ses objectifs financiers à long terme. La moyenne globale était deux points de pourcentage plus élevée qu'à pareille date l'an dernier, à 74 pour cent. Les variations d'un groupe d'âge à l'autre étaient faibles.

Parmi les provinces, le Québec a affiché la moins grande confiance envers l'atteinte des objectifs à long terme, avec 64 pour cent d'avis positifs. Le Manitoba et la Saskatchewan ont montré les plus fort taux à cet égard, avec 84 pour cent de réponses positives — les deux provinces menant aussi la marche pour la perception de l'état actuel des finances.

Le sondage par téléphone, mené auprès d'environ 2000 adultes à travers le pays, a été réalisé entre les 25 octobre et 4 novembre. La marge d'erreur pour un échantillon de cette taille est établie à 2,2 points de pourcentage, 19 fois sur 20, à l'échelle du pays. Les résultats régionaux et autres sous-catégories sont moins fiables, en raison du plus petit échantillonnage.

Les écarts entre riches et pauvres dans les principales villes canadiennes
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  • 8: Québec: 22 %

  • 8: Québec: 22 %

    Avec une hausse de 22 % de l'écart entre les plus riches et les plus pauvres, la ville de Québec enregistre la plus faible croissance des inégalités parmi les grandes villes canadiennes. Toutefois, Québec a enregistré une baisse de revenus dans 6 quartiers sur 10 entre 1980 et 2005, l'une des plus importante au pays.

  • 7: Winnipeg: 31,5 %

  • 7: Winnipeg: 31,5 %

    Winnipeg a enregistré une hausse de 31,5 % de l'écart entre riches et pauvres entre 1980 et 2005. Les plus pauvres ont vu leurs revenus fondre de 7,6 %, tandis que les 10 % les plus riches enregistraient une hausse de revenus de 24 %.

  • 6: Montréal: 34 %

  • 6: Montréal: 34 %

    L'écart entre riches et pauvres à Montréal a grimpé de 34 % à Montréal de 1980 à 2005. Les plus pauvres ont vu leurs revenus baisser de 10 %, tandis que les 10 % les plus riches enregistraient une hausse de revenus de 24 %.

  • 5: Vancouver: 36,5 %

  • 5: Vancouver: 36,5 %

    L'écart entre riches et pauvres à Vancouver a grimpé de 36,5 % de 1980 à 2005. Les plus pauvres ont vu leurs revenus baisser de 10,5 %, tandis que les 10 % les plus riches enregistraient une hausse de revenus de 26 %.

  • 4: Ottawa: 37 %

  • 4: Ottawa: 37 %

    L'écart entre riches et pauvres à Ottawa a grimpé de 37 % de 1980 à 2005. Les plus pauvres ont vu néanmoins leurs revenus grimper de 1,3 %, mais les 10 % les plus riches ont enregistré une hausse de revenus de 36 %.

  • 3: Edmonton: 39 %

  • 3: Edmonton: 39 %

    L'écart entre riches et pauvres à Edmonton a grimpé de 39 % de 1980 à 2005. Les plus pauvres ont vu leurs revenus baisser de 7,8 %, tandis que les 10 % les plus riches enregistraient une hausse de revenus de 31,5 %.

  • 2: Toronto: 68 %

  • 2: Toronto: 68 %

    L'écart entre riches et pauvres à Toronto a grimpé de 68 % de 1980 à 2005. Les plus pauvres ont vu leurs revenus baisser de 5,5 %, tandis que les 10 % les plus riches enregistraient une hausse de revenus de 62,5 %.

  • 1: Calgary: 81 %

  • 1: Calgary: 81 %

    Avec une hausse de écart entre riches et pauvres de 81 %, Calgary remporte la palme de la ghettoïsation. Selon les chercheurs, la hausse des revenus dans les quartiers les plus riches n'a pas entraîné les quartiers les plus pauvres vers de meilleurs revenus.