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Syrie: les Emirats pour une transition pas fondée sur des critères confessionnels

26/12/2012 04:00 EST | Actualisé 24/02/2013 05:12 EST

Les Emirats arabes unis, pays pétrolier du Golfe, soutiennent une transition en Syrie qui ne soit pas basée sur des critères confessionnels, selon leur ministre des Affaires étrangères, cité mercredi par les médias officiels.

"Les Emirats soutiennent un futur changement de gouvernement" non basé sur des critères confessionnels, a déclaré cheikh Abdallah Ben Zayed Al-Nahyane lors d'un entretien mardi à Abou Dhabi avec le président de la Coalition nationale syrienne, Ahmed Moaz al-Khatib.

Le ministre a ajouté que son pays soutenait aussi les efforts de l'émissaire international Lakhdar Brahimi tendant à obtenir un arrêt des violences et préparer "une Syrie moderne ouverte à tous ses enfants sans discrimination et loin de tout esprit de rancune ou de vengeance".

M. Brahimi, en mission à Damas, n'a pas obtenu pour le moment l'assentiment du président Bachar al-Assad ni celui des principaux groupes de l'opposition à un plan international de sortie de crise.

Au terme d'un sommet mardi à Manama, les monarchies du Golfe, dont les Emirats, ont souhaité que la transition politique en Syrie soit accélérée pour mettre fin au conflit, qui a fait plus de 45.000 morts en 21 mois.

Le soulèvement populaire, déclenché en mars 2011, s'est militarisé face à la répression, et les rebelles sunnites ont radicalisé leurs actions contre le régime de Bachar al-Assad, issu de la communauté minoritaire alaouite, une émanation du chiisme.

Dans leur dernier rapport sur la Syrie, les enquêteurs de l'ONU ont affirmé la semaine dernière que le conflit était désormais "ouvertement intercommunautaire", citant les tensions entre les chiites et les sunnites.

Les experts indiquent en outre que "les (...) minorités, comme les Arméniens, les Chrétiens, les Druzes, les Palestiniens, les Kurdes et les Turkmènes ont été emportés par le conflit".

Selon le chercheur français Fabrice Balanche, 80% des Syriens sont sunnites, environ 10% sont alaouites dont M. Assad, 5% chrétiens, 3% druzes et 1% ismaéliens.

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