SARNIA, Ont. - La police de la ville de Sarnia ne prévoit pas mettre fin à un blocus des rails du Canadien National par des militants des Premières Nations, tant et aussi longtemps que personne n'est blessé au cours de la manifestation, a fait savoir le maire de la ville, dimanche.

Mike Bradley a expliqué que le CN avait obtenu une injonction qui laissait à la police de la ville du sud-ouest de l'Ontario le soin de décider s'il fallait mettre fin au blocus, qui dure depuis trois jours.

Ron Plain, un porte-parole de la manifestation, a indiqué qu'elle était menée par des jeunes membres de la nation autochtone Aamjiwnaang et que ceux-ci avaient rencontré des représentants du CN ainsi que M. Bradley et le chef de la police de Sarnia dimanche.

Des dizaines de manifestants ont mis en place des tables, des tentes et des véhicules sur les rails et dans les environs, vendredi, dans le cadre des manifestations Idle No More, qui ont lieu partout au pays.

Ils ont indiqué que leur blocus du corridor de rails commerciaux continuerait aussi longtemps que le premier ministre Stephen Harper ne rencontrerait pas Theresa Spence, la chef de la nation d'Attiwapiskat qui mène une grève de la faim pour attirer l'attention sur les enjeux autochtones.

M. Bradley a souligné que la ville n'appuyait pas la manifestation, mais soutenait la demande des manifestants de rencontrer la députée fédérale locale Patricia Davidson, du Parti conservateur, qui ne s'est pas présentée à la réunion. Il a ajouté que le CN et les manifestants continuaient de discuter du blocus.

Un porte-parole du CN, Jim Feeny, a indiqué que la compagnie ferroviaire pressait les gouvernements et la police d'intensifier les négociations pour en venir à une solution pacifique.

Il a affirmé que l'action commençait à affecter les clients du CN. À titre d'exemple, il a indiqué que des cargaisons de propane n'avaient pu être livrées aux consommateurs.