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La décote de Laval par S&P témoigne de la crise que la ville traverse

22/12/2012 11:38 EST | Actualisé 21/02/2013 05:12 EST
AP
FILE - 55 Water Street, home of Standard & Poor's rating agency, seen in this Sunday,Oct. 9, 2011 file photo in New York. France has reacted with outrage after the Standard & Poor's accidentally sent out a message saying it was downgrading the country's prized "AAA" credit rating during a tumultuous week in Europe's protracted debt crisis. The error stood for an hour and a half Thursday Nov. 10 2011 before it was retracted by the agency _ spooking markets by foreshadowing the event that could sound the death knell for the 17-nation eurozone. (AP Photo/Henny Ray Abrams)

MONTRÉAL - La décote de la ville de Laval par l'agence Standard & Poor's (S&P) témoigne de l'ampleur de la crise que cette ville traverse, croit le président et fondateur du parti d'opposition Mouvement lavallois, David Decotis.

Selon lui, les nombreuses perquisitions — l'escouade Marteau s'est rendue à Laval neuf fois depuis le mois d'octobre — expliquent l'abaissement de la perspective de crédit de la ville de AA positif à AA stable par l'agence de notation S&P.

Fait à noter, toutefois, S&P a diminué cette cote le 15 novembre dernier, soit huit jours avant que le maire actuel, Alexandre Duplessis, ne soit choisi pour remplacer le maire démissionnaire Gilles Vaillancourt, qui avait été en poste pendant 23 ans.

L'agence appuie sa décision par un commentaire de l'analyste du crédit Nineta Zetea, qui fait état de «l'incertitude que connaît Laval au niveau du leadership», et qui pourrait «retarder certaines des priorités du conseil municipal, surtout en ce qui à trait au budget 2013».

S&P indique également que cette incertitude devrait être résolue «une fois le nouveau maire élu» et dit s'attendre à ce que la performance budgétaire et la liquidité de la ville de Laval «demeure solide au cours des deux prochaines années».