Hormis quelques apparitions occasionnelles, l'actrice et chanteuse Barbra Streisand se fait très rare au cinéma. On l'a vu récemment dans la série de films Meet the Fockers, dans un registre dramatique dans le très beau Le Prince des marées où elle avait Nick Nolte comme partenaire. Là revoilà dans The Guilt Trip d'Anne Fletcher où elle joue une mère accaparante aux côtés de Steh Rogen. Une comédie familiale à saveur de Temps des fêtes pas du tout déplaisante.

Elle est veuve, énervante et pleine d'amour pour son fils. Lui est un chimiste timoré qui tente sans grand succès jusqu'ici à vendre ses produits nettoyants auprès des détaillants. En visite chez sa maman, Andy Brewter se décide pourtant à lui proposer de venir l'accompagner dans un périple professionnel à travers les États-Unis. Pourquoi prend-t-il le risque de sacrifier son voyage ? Parce qu'au bout du chemin, il réserve à sa mère une grosse surprise.

The Guilt trip est un roadmovie sympathique et parfois mordant qui, tout en s'articulant autour du scénario très personnel de Dan Fogleman (Crazy Stupid Love) met surtout en lumière la relation conflictuelle entre une mère et son fils. Alternant constamment entre gravité et légèreté, le film inégal offre toutefois quelques bons moments comme la scène au Caesars Palace de Las Vegas, où la tension entre les deux protagonistes culmine en une dispute à la fois drôle et touchante.

Dans son film, la réalisatrice donne une très grande place à son interprète vedette Barbra Streisand. Cette dernière fait preuve de beaucoup d'entrain au détriment toutefois de l'acteur Steh Rogen qui semble pour sa part prisonnier de son timide personnage.

The Guilt Trip (Les Chemins de la culpabilité) - Paramount - Comédie familiale - 96 minutes - Sortie en salles le 19 décembre - États-Unis.

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  • LES MISERABLES (4)

    <strong>Grande-Bretagne. 2012. 158 min.</strong> Drame musical de Tom Hooper avec Hugh Jackman, Russell Crowe, Eddie Redmayne, Aaron Tveit, Anne Hathaway, Samantha Barks, Sacha Baron Cohen, Helena Bonham Carter, Amanda Seyfried, Daniel Huttlestone, Isabelle Allen. France, au début du XIXe siècle. À la suite de sa rencontre avec un prêtre miséricordieux, Jean Valjean, ancien forçat réduit à la mendicité, brise ses conditions de libération conditionnelle en se réinventant sous une nouvelle identité. Devenu neuf ans plus tard maire de Montreuil et propriétaire d'usine, Valjean, forcé de fuir son ex-geôlier le policier Javert, diffère sa promesse de prendre soin de Cosette, la petite fille de Fantine, une de ses ex-ouvrières morte dans la misère. Lorsque les circonstances le permettent, il se rend chez les Thénardier, un couple d'aubergistes malhonnêtes, pour leur acheter la fillette que ceux-ci maltraitent. Fuyant une fois de plus Javert, Valjean s'établit à Paris avec Cosette. Quelques années plus tard, celle-ci s'éprend de Marius, un étudiant qui mène avec le fougueux Enjolras une insurrection populaire contre le pouvoir royal. Cette idylle contrarie Éponine, la fille des Thénardier, secrètement amoureuse de Marius. Somptueuse par ses décors et intimiste par son filmage serré, un peu enflée dans sa formule et parfois grand-guignolesque, cette adaptation par le réalisateur de THE KING'S SPEECH du populaire spectacle musical inspiré du roman de Victor Hugo vaut surtout pour le jeu de Hugh Jackman, encellent en Jean Valjean, et celui d'Anne Hathaway, inoubliable en Fantine. (dès le mardi 25 décembre)

  • LES PEE-WEE - L'HIVER QUI A CHANGE MA VIE (5)

    <strong>Canada. 2012. 122 min.</strong> Drame sportif de Éric Tessier avec Antoine Pilon, Alice Morel-Michaud, Rémi Goulet, Normand Daneau, Édith Cochrane, Claude Legault, Guy Nadon. À la mort de sa mère, Janeau, douze ans, fils unique de Carl, un bourreau de travail, se fait offrir par ce dernier un nouveau départ: nouvelle ville, nouvelle maison, nouvelle école. Le gamin taciturne, en colère perpétuelle contre son père, se fait une nouvelle amie en la personne de Julie, compagne de classe et gardienne de buts pee-wee, déterminée à voir son équipe concourir au tournoi mondial annuel tenu à Québec. Impressionnée par son talent prodigieux de hockeyeur, cette dernière amène Janeau, presque contre son gré, à joindre les rangs des Sphynx. Mais s'il convainc rapidement l'entraîneur de l'inclure, le garçon réservé a du mal à se faire accepter au sein d'une équipe où il fait de l'ombre à Joey, joueur-étoile qui subit la pression constante de son père prêt à tout pour le voir marquer. Alors que Joey multiplie les coups bas, Janeau poursuit son deuil et, chemin faisant, retrouve un goût du jeu et de la victoire inculqué par sa mère. Le réalisateur de SUR LE SEUIL et le producteur d'À VOS MARQUES... PARTY! ont uni leurs forces pour ce film de genre aux motifs et enjeux résolument empruntés. L'intrigue bien construite mais prévisible, la réalisation dynamique mais sans raffinement, l'interprétation enthousiaste mais sans nuance, en font un divertissement compétent mais sans valeur ajoutée.

  • DJANGO DECHAINE (Django Unchained) (3)

    <strong>États-Unis. 2012. 165 min.</strong> Western de Quentin Tarantino avec Jamie Foxx, Christoph Waltz, Leonardo DiCaprio, Samuel L. Jackson, Kerry Washington, Don Johnson, Laura Cayouette, Dennis Christopher, Walton Goggins. Afin de retrouver les trois hors-la-loi dont il suit la trace, le Dr King Schultz, un chasseur de primes d'origine allemande se faisant passer pour un dentiste, fait l'acquisition de Django, un esclave capable de les identifier. Impressionné par les capacités de cet homme à qui il a rendu sa liberté, Schultz lui propose de poursuivre leur association. Django accepte, à la condition que son bienfaiteur l'aide à retrouver son épouse, Broomhilda Von Shaft, qui a été vendue à Calvin Candie, un riche planteur. Schultz tient parole et accompagne Django jusqu'à la plantation de ce dernier. Mais les deux hommes, qui se présentent en tant qu'acheteurs de lutteurs noirs, éveillent immédiatement les soupçons de Stephen, un vieil esclave qui entretient une relation privilégiée avec le cruel Candie. Abordant enfin de front le western spaghetti, genre autour duquel son cinéma tournait depuis ving ans, Quentin Tarantino (INGLOURIOUS BASTERDS) en réactive les principaux motifs de façon jouissive. Si sa mise en scène paraît moins inspirée qu'à l'habitude, la direction photo soignée, les choix musicaux originaux et le jeu flamboyant valent largement le détour. (dès le mardi 25 décembre)

  • THIS IS 40 (4)

    <strong>États-Unis. 2012. 134 min.</strong> Comédie de Judd Apatow avec Paul Rudd, Leslie Mann, Maude Apatow, Iris Apatow, Albert Brooks, Megan Fox, Chris O'Dowd, Jason Segel, John Lithgow, Melissa McCarthy. Debbie refuse obstinément d'admettre qu'elle a atteint le cap de la quarantaine. Pete, son conjoint du même âge, tente de la rassurer. Ces parents de deux fillettes attachantes, établis dans un quartier cossu de Los Angeles, n'ont-ils pas tout pour être heureux? Pas vraiment. Leur couple est usé et leur situation, moins idyllique qu'elle n'en a l'air. Pete croule sous les dettes à cause des mauvais rendements de sa petite compagnie de disques et Debbie découvre qu'une employée pige allègrement dans la caisse de sa boutique de vêtements. Ces difficultés financières, que Pete tente de camoufler, ajoutées aux tensions familiales et conjugales, provoquent une escalade de querelles et de révélations. Cinq ans après KNOCKED UP, Judd Apatow renoue avec certains des personnages du film, focalisant cette fois son attention sur le couple formé de ces deux surdoués de la comédie, Paul Rudd et Leslie Mann. Ceux-ci sont au coeur d'un récit touffu et ambitieux, chargé de répliques savoureuse, mais qui accuse ici et là quelques baisses de régime.

  • JACK REACHER (5)

    <strong>États-Unis. 2012. 131 min.</strong> Drame policier de Christopher McQuarrie avec Tom Cruise, Rosamund Pike, Robert Duvall, Richard Jenkins, Michael Raymond-James, David Oyelowo, Werner Herzog. Mettant un terme à deux années de retraite dans l'anonymat, Jack Reacher, ancien major de la police militaire, reprend du service afin de découvrir les motifs réels derrière l'assassinat à Pittsburgh de cinq individus par un tireur d'élite qu'il avait autrefois arrêté. Ce faisant, il découvre les ramifications d'un vaste complot impliquant un entrepreneur russe et, possiblement, certains membres de la classe politique locale, dont le procureur saisi de l'affaire. Avec l'aide de l'avocate du suspect numéro un, Reacher entreprend de remonter la filière jusqu'à sa mystérieuse tête dirigeante. Invraisemblances, ruptures de ton, personnages archétypés, acteurs de qualité gaspillés (Richard Jenkins, Rosamund Pike), cette adaptation d'un des seize romans de Lee Child consacrés à l'énigmatique justicier a toutefois le mérite de tirer le maximum de sa vedette au registre limité. La réalisation est compétente, mais le film aurait gagné à être resserré.

  • SURVEILLANCE PARENTALE (Parental Guidance)

    <strong>États-Unis. 2012. 105 min.</strong> Comédie de Andy Fickman avec Billy Crystal, Bette Midler, Bailee Madison, Joshua Rush, Kyle Harrison Breitkopf, Marisa Tomei, Tom Everett Scott. Un couple de retraités accepte de garder les trois enfants de sa fille, forcée de s'absenter pendant une semaine avec son mari. La cohabitation entre les grands-parents très vieille école et ces jeunes nés au XXIe siècle n'est cependant pas de tout repos. (dès le mardi 25 décembre)

  • PARLEZ-MOI DE VOUS (5)

    <strong>France. 2011. 89 min.</strong> Comédie dramatique de Pierre Pinaud avec Karin Viard, Nicolas Duvauchelle, Nadia Barentin, Catherine Hosmalin, Patrick Fierry, Jean-Noël Broute. Sous le pseudonyme de Mélina, Claire Martin anime sur les ondes de la radio parisienne une populaire tribune téléphonique nocturne portant sur les problèmes affectifs et sexuels. De sa voix suave, celle dont personne ne connaît le visage prodigue de judicieux conseils à ses auditeurs et auditrices. Or, cette célibataire quadragénaire, coincée et germophobe, n'a pratiquement aucune vie sociale. Grâce à un détective privé, elle retrouve enfin la trace de sa mère biologique, Joëlle Goulain, qui l'avait donnée en adoption peu après sa naissance. Les retrouvailles ne sont pas faciles entre l'animatrice et cette vieille femme au franc parler mais à la santé fragile, qui se dévoue pour les nécessiteux d'un quartier populaire où elle vit avec sa fille, son nouveau gendre et son petit-fils par alliance. Les choses se compliquent encore davantage lorsque ce dernier, aspirant photographe, tombe amoureux de Claire. À cheval entre drame psychologique sur les origines et comédie de situation flirtant avec le slapstick, ce premier long métrage de Pierre Pinaud peine à trouver ses marques. Il a toutefois le mérite de se terminer sur une note réaliste, sans résolution simple ni catharsis d'usage. Karin Viard donne de l'épaisseur à un personnage un peu caricatural.

  • LES VACANCES DE DUCOBU (5)

    <strong>France. 2012. 96 min.</strong> Comédie de Philippe de Chauveron avec François Viette, Élie Semoun, Juliette Chappey, Joséphine de Meaux, Pierre-François Martin-Laval, Helena Noguerra, Bruno Salomone. Parce que son père veuf est secrètement épris de la mère célibataire de Léonie Gratin, sa consoeur studieuse, le cancre Ducobu doit se résoudre à passer l'été avec eux au camping Mickey. Comble de malheur, Monsieur Latouche, l'obtus et sévère instituteur du gamin et de la fillette, a choisi le même endroit pour passer ses vacances avec Mlle Rateau, sa collègue affligée d'un strabisme prononcé. Laquelle se laisse conter fleurette par l'animateur du camp, au grand dam du contrôlant et jaloux Latouche. Afin de pimenter un peu son été, Ducobu met toutes ses énergies dans la recherche d'un trésor, qui se trouverait sur une île à quelques kilomètres du camp, supposément gardée par le pourse, un animal monstrueux moitié porc, moitié ours. Mais parce qu'il a joué un vilain tour à Latouche, le garçon doit emmener dans son expédition l'insupportable enseignant, Mlle Rateau, ainsi que Léonie. Dans ce deuxième épisode des aventures du tricheur dodu imaginé par les bédéistes Godi et Zidrou, Élie Semoun en fait encore des tonnes, ici dans le double rôle de l'instituteur hystérique et de sa vieille mère contrôlante. Peu original, bourré de clichés, manquant d'ampleur, le récit est toutefois relevé par une mise en scène vivante et colorée.

  • LE FILS DE L'AUTRE (4)

    <strong>France. 2012. 105 min.</strong> Drame de Lorraine Lévy avec Emmanuelle Devos, Jules Sitruk, Mehdi Dehbi, Pascal Elbé, Areen Omari, Khalifa Natour, Mahmoud Shalabi, Marie Wisselmann, Diana Zriek. À en croire le résultat du test d'urine nécessaire à son inscription au service militaire, Joseph Silberg ne serait pas le fils du colonel de l'armée israélienne Alon Silberg et de son épouse psychologue, Orith. Le garçon de 18 ans serait plutôt l'enfant de Leïla et Saïd Al Bezaaz, un couple palestinien vivant en Cisjordanie. L'échange accidentel des bébés se serait produit lors de l'évacuation de la maternité de l'hôpital israélien durant la guerre du Golfe. Bouleversé d'apprendre qu'il est en réalité arabe, Joseph peine à faire le deuil de sa judéité. De son côté, Yacine, le jeune juif qui a été élevé en territoires occupés, ne prend pas trop mal la situation. D'un naturel décontracté, l'étudiant en médecine rentré de France avec son bac en poche ne tarde pas à fraterniser avec le réservé Joseph. Par contre, Alon et Saïd acceptent très mal que leur fils respectif soit le rejeton de l'ennemi héréditaire. Reprenant sur un mode sérieux l'argument de LA VIE EST UN LONG FLEUVE TRANQUILLE, Lorraine Lévy (LA PREMIÈRE FOIS QUE J'AI EU 20 ANS) formule une réflexion touchante sur l'identité et la tolérance, au fil d'un récit bien construit, mais parfois simpliste. La réalisation demeure efficace, plutôt discrète, et l'interprétation est très sentie.

  • ENTRE LES BRAS - LA CUISINE EN HERITAGE (Entre les Bras) (4)

    <strong>France. 2012. 90 min.</strong> Documentaire de Paul Lacoste. En 2009, rendu à l'âge de la retraite, Michel Bras, un des plus grands chefs français, confie à son fils Sébastien les rênes de son illustre restaurant 3 étoiles, situé sur le plateau de l'Aubrac. Mêlant habilement histoire familiale, méditation sur le travail de chef et notion d'héritage, ce documentaire de Paul Lacoste impressionne par sa mise en scène ludique, impressionniste et sensible. Au-delà des quelques longueurs et éclairages un peu ternes, l'approche empruntant au cinéma direct parvient souvent à émouvoir.

  • LES CHEMINS DE LA CULPABILITE (The Guilt Trip) (5)

    <strong>États-Unis. 2012. 96 min.</strong> Comédie de Anne Fletcher avec Seth Rogen, Barbra Streisand, Adam Scott, Yvonne Strahovski, Michael Cassidy, Colin Hanks. Andy Brewster, chimiste californien ayant inventé un produit nettoyant révolutionnaire, s'apprête à traverser les États-Unis en voiture afin d'aller le présenter à diverses grosses entreprises de commerce au détail. Première étape de son parcours: son New Jersey natal, où Joyce, sa mère surprotectrice, l'accueille avec les effusions et les attentions habituelles. Ayant secrètement retrouvé la trace à San Francisco du grand amour de jeunesse de celle-ci, Andy lui propose de l'accompagner dans son périple de 5000 kilomètres, prétextant une envie de passer du temps avec elle. Mère et fils prennent la route, mais entre les frustrations aiguës du célibataire dans l'impasse professionnelle, et les indiscrétions répétées de la veuve bavarde, le paysage a tôt fait de s'ennuager. Les règlements de comptes s'imposent. S'il démarre sous de joyeux auspices, ce road movie misant sur le talent comique de Barbra Streisand sous-exploite celui du très doué Seth Rogen, cantonné dans un rôle de faire-valoir. Le scénario enchaîne laborieusement les gags et quiproquos, sans jamais approfondir les enjeux, et la mise en scène d'Anne Fletcher (27 DRESSES) manque de fantaisie.

  • LA REVANCHE DU TANGO (Tango's Revenge)

    <strong>Canada. 2012. 71 min.</strong> Documentaire de Francine Pelletier. De jeunes musiciens argentins se sont donnés comme mission de réinventer le tango, un peu à l'image de leur pays, qui a trouvé un nouveau souffle après des décennies de dictature militaire et une éprouvante crise économique au début des années 2000.