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Brefs combats dans le camp palestinien de Yarmouk à Damas (ONG)

21/12/2012 12:07 EST | Actualisé 20/02/2013 05:12 EST

De brefs mais violents affrontements ont eu lieu vendredi après-midi entre combattants pro et anti-régime dans le camp de réfugiés palestiniens de Yarmouk à Damas, où des milliers d'habitants avaient choisi de revenir après un accord entre les belligérants, selon une ONG.

"Il y a eu durant 90 minutes de violents combats sur la place Rigé et près de l'école de Yarmouk, dans le nord du camp palestinien", a affirmé à l'AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Les affrontements "ont opposé des combattants appartenant aux Comités populaires pro-régime à des insurgés syriens et palestiniens", a-t-il ajouté. Selon lui, ces derniers sont "des rebelles qui n'étaient pas sortis du camp (après l'accord) et qui s'étaient regroupés dans cette partie du quartier".

En revanche Raja Anwar, porte-parole du Front populaire de libération de la Palestine-commandement général (FPLP-CG, pro-régime) a démenti cette version.

"Nous n'avons pas participé à des combats, en premier lieu parce que nous n'avons aucune présence dans ce secteur. Il y a eu une attaque d'éléments terroristes contre un barrage de l'armée syrienne à l'exterieur du camp et les accrochages sont terminés", a-t-il dit. Généralement, le régime utilise le terme "terroriste" pour désigner les "rebelles".

Des combats avaient débuté dimanche dans ce camp, avant de cesser jeudi, malgré quelques tirs sporadiques.

Plusieurs journaux libanais ont fait état d'un accord intervenu entre les parties adverses sous les auspices de Mokhtar Lamali, représentant à Damas du médiateur international Lakhdar Brahimi, au terme duquel tous les hommes armés devaient avoir quitté ce camp abritant en temps normal 150.000 personnes.

Cité par le quotidien As Safir, le représentant de l'OLP (Organisation de libération de la Palestine) à Damas, Anwar Abdel Hadi, qui a participé aux négociations, a indiqué que "toutes les parties -l'opposition, le régime et les factions palestiniennes- ont souscrit à l'accord visant à maintenir le camp hors du conflit syrien".

Selon lui, le gouvernement syrien "a assuré qu'il n'avait aucune intention d'entrer dans le camp ni de le bombarder, mais il exigeait qu'en sortent tous les hommes armés".

kam/sk/feb

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