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Le discours de Hollande à Alger "n'a occulté ni le passé ni l'avenir" (ministre algérien)

20/12/2012 09:21 EST | Actualisé 19/02/2013 05:12 EST

Le discours du président François Hollande, qui a reconnu jeudi à Alger devant le Parlement les "souffrances" que la colonisation a infligées au peuple algérien, "n'a occulté ni le passé ni l'avenir", a estimé le ministre algérien des Affaires étrangères, Mourad Medelci.

"C'est un discours qui n'a occulté ni le passé ni l'avenir. M. Hollande a mis au coeur de son intervention l'injustice du système colonial et la grande souffrance du peuple algérien" durant la colonisation française, a-t-il dit, cité par l'agence APS, dans une première réaction officielle au discours du président français.

Cinquante ans après l'indépendance, M. Hollande a reconnu solennellement devant le Parlement algérien les "souffrances que la colonisation française" a infligées au peuple algérien.

"M. Hollande a mis en relief, dans son discours la culture de la paix et du respect de l'autre. Ce sont-là deux principes de base de notre pays et de sa diplomatie et nous ne pouvons que nous reconnaître dans ces principes et les accompagner sur le terrain", a ajouté le chef de la diplomatie algérienne.

Le président Hollande a "mis aussi en exergue le fait que toute coopération, pour qu'elle soit crédible, doit être équilibrée", a conclu le ministre.

Le ministre des moudjahidine (anciens combattants de la Guerre d'Algérie) Mohamed Cherif Abbas a estimé, pour sa part, que le discours de M. Hollande "se rapproche comme nous le souhaitions" de la reconnaissance des crimes du colonialisme français à l'encontre du peuple algérien.

Ce discours "fera l'objet d'un examen et d'une analyse approfondis et c'est seulement à ce moment que la vision se clarifiera", a ajouté M. Abbas, cité par l'agence APS.

Le ministre, qui avait exigé que la France reconnaisse les "crimes" du colonialisme, fin octobre, à la veille du 58e anniversaire du début de la guerre contre la France le 1er novembre 1954, a qualifié d'"optimiste" le discours du chef de l'Etat français.

L'ex-ministre français de la Défense Gérard Longuet avait répondu à cette demande du ministre des moudjahidine par un bras d'honneur qui a provoqué une vive polémique en France et des condamnations en Algérie.

abh/sw

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