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Grèves des enseignants : Dalton McGuinty « regrette »

20/12/2012 07:28 EST | Actualisé 19/02/2013 05:12 EST

Alors que des dizaines d'enseignants du primaire de quatre conseils scolaires publics anglais de la province débraient jeudi, le premier ministre démissionnaire Dalton McGuinty regrette la mauvaise tournure qu'ont prise les relations entre son gouvernement et les professeurs.

En grève jeudi (écoles primaires) :

  • Conseil scolaire Upper Canada
  • Conseil scolaire Thames Valley
  • Conseil scolaire Superior Greenstone
  • Conseil scolaire Limestone

La Fédération des enseignants de l'élémentaire (FEEO) a convoqué la presse, vendredi, pour faire le point sur ses grèves tournantes d'un jour qui durent depuis deux semaines.

La Fédération menace d'organiser un débrayage panprovincial d'une journée en janvier si la province impose à ses membres le 31 décembre un contrat de travail, incluant un gel de salaire, une réduction des congés de maladie et des jours de perfectionnement non payés, comme le prévoit la loi spéciale 115.

La ministre de l'Éducation, Laurel Broten, répète qu'un tel débrayage en janvier serait illégal et avertit qu'elle se servira de la loi 115 pour tuer dans l'oeuf toute grève. Des syndicats contestent la constitutionnalité de la loi devant les tribunaux.

De son côté, le premier ministre McGuinty, élu en 2003 en promettant de ramener la bonne entente dans les écoles après des années de manifestations et de grèves sous les conservateurs, admet dans une entrevue à Radio-Canada que son gouvernement aurait pu s'y prendre autrement.

Les libéraux maintiennent, toutefois, que le déficit provincial de 14,4 milliards de dollars les force à limiter les dépenses, d'où la nécessité d'un gel du salaire des enseignants.

La ministre de l'Éducation ajoute que les enseignants des écoles catholiques et françaises ont déjà ratifié, eux, de nouvelles conventions collectives avec la province, acceptant un gel salarial et d'autres concessions.

Quant à M. McGuinty, qui quittera ses fonctions à la fin janvier après le choix de son successeur, il ne regrette pas l'annulation de deux projets de centrales électriques au gaz naturel à Mississauga et à Oakville, malgré la pénalité à payer d'au moins 230 millions de dollars.

Il défend, par ailleurs, sa décision controversée de proroger les travaux de l'Assemblée législative. Selon lui, l'économie sera la priorité des électeurs lorsqu'ils seront appelés aux urnes par le prochain chef libéral, vraisemblablement dès l'an prochain.

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