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Yémen: toute entrave à la transition serait sanctionnée (émissaire de l'ONU)

19/12/2012 03:21 EST | Actualisé 17/02/2013 05:12 EST

L'émissaire de l'ONU au Yémen Jamal Benomar a averti que le Conseil de sécurité pourrait imposer des sanctions aux Yéménites qui cherchent à entraver la transition politique dans leur pays, a rapporté mercredi l'agence officielle yéménite Saba.

"Il est possible que (le Conseil de sécurité) impose des sanctions (...) à tous ceux qui entravent ou tentent d'entraver le processus de règlement" politique au Yémen, a-t-il déclaré lors d'un entretien mardi à Sanaa avec le président Abd Rabbo Mansour Hadi.

Selon lui, ces sanctions seront décidées "en cas de besoin" par une commission ad hoc ou directement par le Conseil de sécurité.

Cet avertissement survient alors que Sanaa peine à réunir une conférence de dialogue national, prévue par l'accord de transition en vertu duquel l'ancien président Ali Abdallah Saleh a accepté, sous la pression de la rue, de partir après 33 ans au pouvoir en échange de l'immunité pour lui-même et ses proches.

Le lancement du dialogue national, appelé notamment à élaborer une nouvelle Constitution et préparer des élections à la fin de la transition en février 2014, était prévu à la mi-novembre.

Il prend du retard en raison des réserves du Mouvement sudiste, dont certaines composantes réclament le fédéralisme et d'autres une sécession de cette région qui était un Etat indépendant jusqu'en 1990.

Une restriction des forces de sécurité et de l'armée et l'unification de leurs commandements, prévues par l'accord de transition, piétine aussi alors que des corps d'armée restent fidèles à l'ex-président Saleh, dont le fils aîné Ahmed, continue de commander la Garde républicaine, unité d'élite de l'armée.

Début décembre, M. Benomar avait averti devant le Conseil de sécurité de l'ONU que la transition au Yémen était "menacée par ceux qui n'ont toujours pas compris qu'il faut maintenant du changement". "Beaucoup de Yéménites attendent du Conseil de sécurité qu'il surveille de près ces perturbateurs" et qu'il les sanctionne si nécessaire comme il a déjà menacé de le faire, avait-il dit.

Le 12 juin, le Conseil de sécurité avait adopté à l'unanimité une résolution menaçant de sanctions les mouvements qui mettent en danger la transition politique au Yémen, visant sans le nommer l'entourage de l'ex-président Saleh.

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