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18/12/2012 06:31 EST | Actualisé 17/02/2013 05:12 EST

Le lock-out vu de la Floride

Un texte de Jean-Patrick Balleux

Que font les joueurs de la Ligue nationale durant le lock-out? Certains jouent au hockey avec leurs enfants et ont l'idée de créer une école de hockey pour le temps des Fêtes.

C'est le cas de Marc-André Bergeron du Ligthning de Tampa Bay, qui a peine à croire que ses coéquipiers sont en train de se prononcer sur la dissolution de leur syndicat.

Un texte de Jean-Patrick Balleux 

« C'est une grosse décision en sachant qu'on pourrait perdre tout ce que l'Association des joueurs a acquis comme conditions de travail au cours des années. On est rendu loin dans les négociations. Pas de doute, on n'est pas à un endroit où on espérait se retrouver. Mais malheureusement, c'est là qu'on est », lance le défenseur de 32 ans qui avait encore une saison à écouler à son contrbalat de deux ans et deux millions de dollars.

Bergeron est resté en Floride, un endroit qu'il adore, depuis le début du conflit de travail pour donner priorité à sa famille.

« J'ai eu des offres pour aller en Europe et je les ai toutes refusées jusqu'à maintenant. Avec les risques de blessures, c'est un couteau à double tranchant. Pour ma dernière année de contrat, si une blessure survient, je devrai me présenter sur le marché des joueurs autonomes l'été prochain. Et ça ne me tente pas », explique Bergeron, qui est passé par la Ligue américaine après sa saison de 60 matchs avec le Canadien de Montréal, avant de se retrouver une niche dans la LNH à Tampa Bay.

En sachant que 240 joueurs n'ont pu revenir dans la LNH après le lock-out en 2004-2005, Bergeron réalise qu'à 32 ans, le temps passe et il veut encore jouer.

« C'est malheureux, mais c'était la réalité de cette convention collective. J'espère qu'on ne va pas signer une entente qui va nuire aux joueurs encore une fois. Notre vie n'est pas éternelle dans le sport professionnel. Ça fait 10 ans que je joue dans la Ligue nationale et je sais que j'ai moins de hockey devant moi que derrière. En vieillissant, j'acquiers de la maturité et j'ai une belle expérience. Selon moi, je suis un bien meilleur joueur qu'il y a 10 ans », conclut le joueur qui se plaît bien dans l'environnement québécois du Lightning. Avec les Guy Boucher, Julien Brisebois, Martin St. Louis, Vincent Lecavalier et compagnie, le club de Tampa Bay peut se targuer d'être le plus francophone de la LNH.

« J'en suis à grandir dans ma vie en ce moment, explique Bergeron. Je prépare mon après-carrière. Je suis actionnaire des Aigles de Trois-Rivières dans la ligue de baseball Can-Am, je regarde pour investir dans l'immobilier, j'adore m'impliquer dans les camps de hockey... »

Les 26 et 27 décembre à Trois-Rivières et les 29 et 30 décembre à Clermont dans Charlevoix, Marc-André Bergeron tentera de léguer un peu de sa passion pour son sport et son éthique de travail au niveau professionnel. Un camp de hockey a été mis sur pied la semaine dernière... en échangeant des rondelles avec son garçon de 3 ans et demi.

Le camp des Fêtes, qui pourrait s'appeler Massif performance, du nom de son équipe de course professionnelle, s'adresse à des jeunes de 9 ans et plus. Mais si vous êtes un grand de 19, 29, 39 ou 49 ans, Bergeron vous invite à laisser vos coordonnées sur sa page Facebook. Qui sait, il pourrait vous convier à son camp!

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