NOUVELLES
18/12/2012 02:56 EST | Actualisé 17/02/2013 05:12 EST

Crimes commis avec armes à feu: Marc Garneau veut des peines plus sévères

OTTAWA - Il faut durcir encore davantage les peines de prison en cas de crimes commis à l'aide d'une arme à feu, croit le candidat au leadership du Parti libéral du Canada (PLC), Marc Garneau.

Aux lendemains de la tuerie à l'école primaire de Newtown au Connecticut, alors que plusieurs s'interrogent sur les façons d'éviter qu'un tel drame se reproduise, le candidat au leadership libéral croit qu'une partie de la réponse se trouve dans la répression.

Et qu'il faut aller plus loin que ce qu'ont fait les conservateurs.

«Je pense qu'on peut aller plus loin que ça: des peines encore plus sévères», a-t-il lancé en entrevue éditoriale à La Presse Canadienne mardi.

L'idée est de dissuader les éventuels criminels de sévir au moyen d'une arme. «Parce que vraiment il faut envoyer un message très, très, clair que si une personne utilise une arme à feu pour commettre un crime, c'est extrêmement lourd de conséquence», a expliqué le député de Westmount—Ville-Marie.

La rhétorique en faveur d'une plus grande répression contre les criminels, courante dans la bouche du gouvernement conservateur, l'est moins dans celle des députés issus de l'opposition.

Mais là n'est qu'une partie de la solution, aux yeux de Marc Garneau, qui souhaite aussi que l'on revoit la liste des armes prohibées.

Le fusil d'assaut Bushmaster AR-15 dont s'est servi le tueur pour faucher la vie de 20 enfants et de six adultes vendredi dernier ne figure pas sur la liste des armes interdites au Canada. Il fait plutôt partie de la catégorie d'armes à autorisation restreinte qui requiert un permis spécial.

Selon M. Garneau, il est difficile comprendre comment un tel fusil semi-automatique pouvant tirer autant de munitions puisse être nécessaire.

«On devrait considérer ne pas permettre ce genre de (fusil)», a-t-il noté.

L'ex-astronaute aimerait par ailleurs que l'on restreigne l'accès aux armes pour certains groupes de gens, ceux qui ont un passé de violence conjugale ou les membres de gangs.

Mais pas question de ressusciter le défunt registre des armes d'épaule enterré officiellement par le gouvernement de Stephen Harper cette année.

«C'est devenu un sujet très divisif au pays. Les conservateurs y ont mis fin et je ne le ramènerais pas», a-t-il insisté.

Plusieurs libéraux, pourtant instigateurs du registre et qui ont voté contre le projet de loi C-19 l'abrogeant, partagent d'ailleurs son avis, dont son principal rival dans la course, Justin Trudeau.

PLUS:pc