Si le gouvernement conservateur ne croit pas qu'il soit nécessaire de resserrer les lois au Canada à la lumière de la tragédie de Newtown, le Nouveau Parti démocratique (NPD) estime que des mesures plus musclées pourraient être adoptées.

Le ministre fédéral de la Sécurité publique, Vic Toews, estime que le Canada est sur la bonne voie en ce qui concerne le contrôle des armes à feu, puisque le taux de criminalité est à son niveau le plus bas en 50 ans. M. Toews a précisé que c'est grâce au système d'émission de permis de port d'armes bien encadré.

Près de 8 millions d'armes à feu enregistrées sont présentement en circulation au Canada. L'an dernier, 158 homicides ont été commis avec ce type d'arme.

Par contre, au début du mois, il a fallu l'intervention du premier ministre Stephen Harper pour calmer les ardeurs du comité consultatif sur les armes à feu, qui voulait relâcher le contrôle sur des armes prohibées.

Pour le sénateur Pierre-Hugues Boisvenu, ardent défenseur de peines plus sévères pour les criminels, le registre des armes d'épaule, qu'Ottawa a aboli en avril, n'est nullement en cause. Selon lui, il n'est pas question d'y revenir.

Le Nouveau Parti démocratique (NPD) est aussi d'avis qu'il ne faut pas nécessairement revenir à un registre national, mais plutôt assurer un plus grand contrôle au moment de l'émission de permis.

« Le registre ne règle pas tout », a indiqué Françoise Boivin, porte-parole du NPD en matière de justice.

Selon le dernier rapport de la GRC sur les armes à feu, le registre a été consulté plus de 17 000 fois en moyenne par jour en 2011. Le Québec mène un combat devant les tribunaux pour obtenir les données qu'Ottawa veut détruire.

L'an dernier, toujours selon la GRC, plus de 33 000 armes ont été saisies au pays, dont plus de 8000 au Québec.

Avec les informations de Catherine Kovacs et d'Olivier Bachand