L'accessibilité aux études et les compressions retiennent l'attention

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TROIS-RIVIÈRES, Qc - Sans surprise, la rencontre préparatoire au Sommet sur l'enseignement supérieur n'a pas permis, vendredi, de dégager un consensus sur la question des droits de scolarité.

Réunies à Trois-Rivières, les parties ont exprimé des positions campées. Les étudiants soutenus par le mouvement syndical ont réclamé la gratuité ou tout au plus le gel, alors que le patronat a plaidé pour une hausse de la facture.

«Nous avons assisté à des échanges francs, mais tout de même empreints d'un grand respect», a déclaré par voie de communiqué le ministre de l'Enseignement supérieur, Pierre Duchesne, à l'issue de la rencontre.

«Je suis heureux que les sujets de discussions soulevés aient été variés. Nous avons même abordé des pistes de solution en regard de la persévérance scolaire et de la reconnaissance des acquis» a-t-il ajouté.

Selon M. Duchesne, il y a nécessité «d'approfondir davantage» les différents scénarios abordés, que ce soit la gratuité, la hausse ou encore l'indexation des droits sous diverses formes.

S'il n'y a pas de consensus sur la contribution financière étudiante, les participants ont convenu qu'une «hausse radicale» nuirait à l'accessibilité aux études.

Pour rassurer le réseau universitaire, ciblé par des compressions de 124 millions $, le ministre Duchesne a réaffirmé qu'un réinvestissement de près d'un milliard de dollars sur sept ans dans les universités et une réserve additionnelle de 696 millions $ sur cette même période figurent au budget de l'État.

Les modalités d'attribution de ces sommes, a indiqué M. Duchesne, découleront des orientations convenues entre les partenaires lors du Sommet qui se tiendra en février.

Le financement du réseau collégial est également une source de préoccupation majeure au sein de la Fédération des cégeps. Son pdg, Jean Beauchesne, a fait état des difficultés rencontrées par le réseau.

Même si l'ampleur des coupes affectant les cégeps n'a pas encore été précisée, elles contraignent les collèges à mettre en veilleuse certains services aux étudiants, comme les services d'aide pédagogique.

Au cours de la rencontre, les participants ont insisté sur la nécessité d'assurer l'accessibilité aux études supérieures en région et de poursuivre les efforts afin d'accroître la diplomation des universitaires de première génération, notamment ceux issus de clientèles particulières comme les autochtones.

L'importance de la formation continue et la nécessité de prendre en compte les besoins spécifiques des adultes et des travailleurs aux études ont également été soulignées.

La troisième rencontre thématique, en prélude au Sommet, aura lieu à Sherbrooke, les 17 et 18 janvier prochain. Il y sera question du financement et de la gouvernance des universités, deux sujets épineux.

«Nous franchissons une à une les étapes de la démarche. Bientôt, il faudra nous prononcer sur un certain nombre de propositions. Il faudra concevoir ensemble un plan durable pour l'avenir de notre système d'enseignement supérieur qui permettra d'assurer une stabilité sociale», a déclaré M. Duchesne.

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