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Amazonie: la dépopulation et la construction de routes favorisent les feux (étude américaine)

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La dépopulation des zones rurales de l'Amazonie, la construction de routes et la sécheresse provoquent des feux plus fréquents et plus importants dans la région, selon une étude publiée par l'Université Columbia à New York.

L'étude de l'Institut de la Terre de la prestigieuse université, qui s'est concentrée sur l'Amazonie péruvienne, souligne que "depuis des dizaines d'années, de nombreux secteurs de la forêt amazonienne sont devenus des patchworks de fermes et de pâturages, avec des gens qui sont arrivés mais qui maintenant repartent pour chercher des opportunités économiques dans les villes d'Amazonie en pleine expansion".

Certains scientifiques pensaient que ces départs, et le fait que les gens ne travaillent plus qu'à temps partiel dans ces zones rurales, préférant des emplois citadins, conduiraient à moins de feux de forêt. Mais l'étude montre l'opposé.

"Avec moins de gens pour contrôler les feux, et les arbustes et les herbes qui envahissent rapidement les terres non cultivées, de plus en plus de feux se propagent sans contrôle, dévastant des secteurs plus importants", écrivent les chercheurs.

Entre 2003 et 2007, la population de l'Amazonie péruvienne a augmenté de 20%, pour atteindre 7,5 millions de personnes, selon des chiffres officiels.

Mais cette augmentation a profité aux zones urbaines, beaucoup de gens des campagnes déménageant en ville. La population rurale a parfois diminué de 60% dans certains secteurs.

Selon María Uriarte, experte de l'institut, les paysans parfois pointés du doigt pour la déforestation et la destruction de l'environnement sont de fait "assez organisés dans la façon de gérer les feux qu'ils provoquent, quand, où, et comment".

L'Amazonie est une vaste région englobant huit pays d'Amérique latine. Elle constitue 65% du territoire péruvien.

mar/bd/sam