MONTRÉAL - Les Zapartistes parlent d'une année en «montagnes russes», d'espoirs en déceptions, mais qui a surtout vu germer un nouveau souffle militant lors du «printemps érable».

Le groupe d'humoristes, qui ne cache pas son appartenance de gauche et indépendantiste, assure avoir voulu tirer sur toutes sortes de cibles dans sa revue de l'année sur scène «ZAP 2012», qui s'est enclenchée samedi dernier et se poursuivra au moins jusqu'à la fin janvier.

Rencontrés dans leur bureau de Montréal, les membres Christian Vanasse, François Patenaude, Jean-François Nadeau et Nadine Vincent ont laissé entendre mardi qu'un «rire victorieux» se manifeste davantage cette année, avec un cynisme qui a perdu quelques plumes.

Ayant eux-mêmes pris part à bon nombre de manifestations au printemps, ils ont dit avoir été galvanisés par l'«émotivité» et la «créativité» du mouvement. Les plus anciens de la formation ont fait valoir une vague au Québec encore plus forte qu'à la naissance des Zapartistes au début des années 2000, au moment de l'essor des manifestations altermondialistes.

Les départs, ceux à répétition des maires dans la foulée des allégations de corruption, et celui du premier ministre Jean Charest, sont bien sûr au coeur de leur spectacle, mais les comparses regardent aussi dans leur «boule de cristal», croyant que les aveux ne font que commencer à la Commission Charbonneau.

Oeuvrant depuis maintenant plus de dix ans dans l'optique d'un rire qui «est une si jolie façon de montrer les dents», les Zapartistes invitent les gens à venir «canaliser leur colère» dans la joie.