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Le Conseil de sécurité se réunit après le tir nord-coréen

11/12/2012 08:44 EST | Actualisé 10/02/2013 05:12 EST

Le conseil de sécurité de l'ONU est réuni à huis clos à New York en réaction au tir d'une fusée nord-coréenne. La communauté internationale déplore ce lancement, qu'elle perçoit comme une menace.

Le Conseil « doit réagir vite et fort à cette provocation », a estimé l'ambassadeur britannique à l'ONU, Mark Lyall Grant, avant le début de la réunion, qui se tient à la demande des Américains et des Japonais.

« Le Conseil de sécurité de l'ONU devrait apporter une réponse claire à cette violation du droit international », a déclaré Guido Westerwelle, ministre allemand des Affaires étrangères.

Cette fusée, la deuxième lancée depuis que Kim Jung-un a succédé à son père à la tête de l'État, a permis à la Corée du Nord d'installer un satellite en orbite mercredi matin. L'annonce a été faite en grande pompe à la télévision coréenne.

Le premier lancement de fusée sous Kim Jong-un avait été opéré en avril dernier, mais la fusée s'était désintégrée peu de temps après son décollage.

Officiellement, Pyongyang assure qu'il s'agit d'une opération pacifique, et le pays revendique son droit pacifique à l'espace.

La situation inquiète tout de même sérieusement plusieurs pays, parce que la technologie utilisée pour envoyer un satellite dans l'espace ressemble beaucoup à celle utilisée pour envoyer un missile.

Les États-Unis parlent d'un « acte hautement provocateur » et le Japon dit craindre pour sa sécurité, considérant que la fusée a survolé son territoire. Même la Chine, une alliée traditionnelle de la Corée du Nord, a condamné à demi-mot le lancement. Le ministère des affaires étrangères chinois, qui souhaite la paix et la stabilité dans la péninsule coréenne, a dit regretter l'incident.

Le Canada condamne pour sa part un geste « provocateur et irresponsable ». Le ministre Affaires étrangères John Baird estime qu'en procédant à ce lancement, le régime nord-coréen a de nouveau affiché son mépris envers la population en choisissant de financer des programmes militaires et nucléaires, tout en faisant fi des besoins fondamentaux du peuple nord-coréen.

Depuis 1998, cinq lancements du même type ont été effectués en Corée du Nord.

Depuis l'arrivée au pouvoir de Kim Jong-un, la Corée du Nord s'est engagée à développer davantage son arsenal nucléaire, à moins que Washington n'abandonne ce que Pyongyang qualifie de « politique hostile ».

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