Heurts et manifestations : la crise persiste au Caire (PHOTOS)

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EGYPTE
(AFP) | AFP

Des milliers de partisans et d'adversaires du président Mohamed Morsi sont descendus dans les rues du Caire et d'Alexandrie, en Egypte, pour manifester leur soutien ou leur rejet au projet de Constitution qui sera soumis à un référendum populaire samedi.

Par ailleurs, dans la nuit de lundi à mardi, neuf personnes ont été blessées par des assaillants qui ont ouvert le feu sur des manifestants. Les assaillants ont lancé des cocktails Molotov sur des opposants qui campaient place Tahrir, provoquant le début d'un petit incendie, selon ce que rapportent des témoins. Les manifestants ont alors répliqué en scandant des slogans hostiles à Mohamed Morsi, tout en chantant « le peuple veut la chute du régime ».

Des véhicules de police encerclent la place depuis le début de la protestation lancée le 23 novembre contre un décret du président Mohamed Morsi. Ce décret, qui plaçait les pouvoirs du président au-dessus de tout recours en justice, a plongé le pays dans sa crise la plus importante depuis la chute d'Hosni Moubarak.

La semaine dernière, les protestations à propos du décret contesté et du contenu du projet de nouvelle constitution ont dégénéré en violences entre les partisans et les opposants au président, faisant sept morts et des centaines de blessés.

Le président a ensuite décidé d'abroger son décret controversé par lequel il s'octroyait des pouvoirs renforcés, mais il a refusé l'annulation du référendum du projet de constitution, confirmant que les Égyptiens iront bel et bien aux urnes le 15 décembre.

L'opposition égyptienne, qui estime que le projet de constitution ouvre la voie à l'islamisation du pays, juge les concessions du président Mohamed Morsi insuffisantes, et appelle la population à manifester à compter de 16 h (14 h GMT), place Tahrir.

Al-Wafd, organe du parti libéral du même nom, appelait quant à lui à « refuser de donner toute légitimité à la Constitution du confessionnalisme et de la division ».

De son côté, le président ordonne à l'armée de maintenir la sécurité jusqu'aux résultats du référendum constitutionnel et de protéger les institutions étatiques. Il a par ailleurs donné le droit à l'armée de faire des arrestations de civils, un droit très décrié pendant la période où les militaires ont dirigé le pays.

« Les officiers et sous-officiers des forces armées participant aux missions de préservation de la sécurité et de protection des installations vitales de l'État [...] ont tous les pouvoirs d'arrestation judiciaire », selon le décret.

Amnistie internationale a dénoncé le texte, disant y voir une « faille dangereuse qui pourrait bien se traduire par des procès de civils devant des tribunaux militaires ».

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