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Nombre record de journalistes détenus dans le monde

11/12/2012 07:32 EST | Actualisé 10/02/2013 05:12 EST
AP
FILE - In this Dec. 4, 2006 file photo, reviewed by a U.S. Department of Defense official, a detainee shields his face as he peers out through the so-called "bean hole" which is used to pass food and other items into detainee cells, in Camp Delta detention facility at the Guantanamo Bay U.S. Naval Base in Cuba. Open for 10 years on Wednesday Jan. 11, 2012 the Guantanamo Bay prison seems more established than ever. The deadline set by President Barack Obama to close it came and went two years ago. No detainee has left in a year because of restrictions on transfers, and indefinite military detention is now enshrined in U.S. law. Prisoners at the U.S. base in Cuba plan to mark the day with sit-ins, banners and a refusal of meals, said Ramzi Kassem, a lawyer who represents seven inmates. (AP Photo/Brennan Linsley, File)

Le Comité de protection des journalistes (CPJ) enregistre un nombre record de journalistes en prison cette année. Au 1er décembre, la Turquie arrivait au premier rang avec 49 prisonniers, suivie par l'Iran (45) et la Chine (32).

En tout, l'ONG a identifié 232 journalistes, rédacteurs en chef et photographes détenus dans le monde. Cela représente une augmentation de 53 par rapport au 1er décembre 2011. Le record précédent avait été établi en 1996, alors que 185 journalistes étaient emprisonnés dans le monde.

Le CPJ, dont le siège est aux États-Unis, précise que le nombre de journalistes emprisonnés pour terrorisme et atteinte contre l'État a atteint un sommet en 2012. En Turquie, des dizaines de journalistes prisonniers sont kurdes et accusés de terrorisme.

« Nous vivons une époque où les accusations d'action contre l'État et la qualification de « terroriste » sont devenues les moyens privilégiés des gouvernements pour intimider, détenir et emprisonner les journalistes », a indiqué Joel Simon, le directeur général du CPJ.

Pour la première fois depuis 1996, le Myanmar n'est pas sur la liste des nations qui emprisonnent les journalistes. Après la transition à un gouvernement civil, les autorités birmanes ont libéré au moins 12 journalistes au cours de l'année dernière.

La vaste majorité des détenus recensés par le CPJ sont des journalistes locaux emprisonnés par leurs propres gouvernements. Toujours selon le recensement du CPJ, les journalistes les plus emprisonnés sont ceux qui travaillent sur le web et les journalistes de la presse écrite.