Une organisation de protection des animaux a dénoncé lundi à Montréal, une vidéo tournée avec une caméra cachée à l'appui, le traitement cruel subi par les truies enfermées dans des cages de gestation des élevages industriels.

La vidéo réalisée par un enquêteur de Mercy for Animals Canada dans un élevage d'Arborg au Manitoba (centre), appartenant à la société Puratone, montre des milliers de truies confinées dans des cages métalliques où elles ne peuvent ni bouger ni se coucher.

Certaines truies ont des blessures sanglantes sur le groin, causées par le frottement contre les barres d'acier.

On y voit des porcelets tués par des ouvriers qui les prennent par les pieds et font heurter leur tête contre les cages ou un poteau en béton. On en voit d'autres auxquels on coupe les testicules et les queues avec une paire de ciseaux.

Ces dernières interventions sont faites sans aucune anesthésie, a indiqué au cours d'une conférence de presse, le directeur des opérations de Mercy for Animals Canada, Stéphane Perrais.

Selon lui, il est certain que de tels traitements ont cours dans tous les élevages industriels de porc au Canada, puisque les cages de gestation sont la norme dans cette industrie. Autrement dit, un million et demie de truies vivent une vie de souffrance, voire de torture, dans leurs cages de gestation.

M. Perrais a demandé aux quatre grands réseaux de distribution opérant au Canada, Métro, Sobeys, Loblaws et Walmart de "s'opposer fermement à ce traitement inhumain et indigne infligé aux animaux et de s'engager publiquement à forcer la suppression progressive des minuscules cages de gestation auprès de l'ensemble de leurs fournisseurs de porc".

Il a souligné qu'une quarantaine de grands distributeurs et utilisateurs de la viande de porc, dont Costco et Safeway, ainsi que les chaînes de restauration rapide McDonald's, Tim Hortons et Burger King, ont d'ores et déjà pris l'engagement de le faire.

Les cages de gestations sont interdites par la Nouvelle-Zélande, l'Australie, neuf Etats américains et par l'Union européenne à partir du 1erjanvier 2013, a-t-il relevé.

La société Puratone a réagi rapidement par un communiqué, en se disant "troublée" par "certaines images" qui "ne reflètent pas sa politique en faveur du bien-être des animaux".

AVERTISSEMENT, LES IMAGES DE CETTE VIDÉO SONT TRÈS TROUBLANTES.