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Les drones envahissent les magasins de jouets et le ciel québécois, Transports Canada veille (PHOTOS/VIDÉO)

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DRONE VOL
Courtoisie

Souriez, vous êtes filmés par des drones! Le ciel québécois a vu se développer depuis peu des engins radio commandés munis d’une caméra.

Le drone, souvent associé à un avion militaire d’espionnage sans pilote, s’est suffisamment miniaturisé pour être considéré aujourd’hui comme un jouet prêt à être déposé sous le sapin.

Les appareils pèsent de quelques centaines de grammes à une dizaine de kilos et les plus performants peuvent monter à plusieurs centaines de mètres de haut.

La nouveauté de ces objets produisant un bourdonnement sourd en vol (d’ou le nom anglais de drone qui se traduit par faux-bourdon), c’est qu’ils sont d’une grande stabilité et qu’il est facile d’y embarquer une caméra vidéo.

Outre le problème de ne pas vouloir être espionné du ciel par un voisin trop curieux, se pose la question de la réglementation en vigueur pour l’utilisation de cet engin potentiellement dangereux et que l’on peut acquérir facilement.

La France et la Grande Bretagne ont été les premiers pays à légiférer sur la question. Le Canada se donne encore du temps pour imposer ses normes, mais attention il y a quand même des règles à respecter.

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«Il n’y a présentement aucune réglementation ou normes relatives en vigueur, face aux systèmes de véhicule aérien non habité quant à la qualification du pilote ou de son entraînement, ni au niveau des exigences opérationnelles, des critères de conception ou de ceux de l’entretien, ni aucunes normes pour la délivrance de marques d’immatriculation ou d’une autorité de vol pour un tel système de véhicule», explique Transports Canada. L’organisme fédéral précise cependant que si vous voulez faire voler un drone, en dehors d’une utilisation purement ludique, il est nécessaire d’avoir une autorisation préalable de Transports Canada. Et là, vous devrez prouver vos compétences.

L’autorité canadienne a vu en effet l’utilisation de ces engins se multiplier pour le cinéma, la télévision ou toute autre forme de production visuelle, et souhaite sécuriser au maximum cette activité. Certaines compagnies proposent des formations de quelques jours pour apprendre à piloter ces machines et à respecter les règles de sécurité à ne pas franchir. Ces formations n’ont cependant, pour le moment, aucune valeur aux yeux de Transports Canada qui ne se réfère pour l’instant qu’au Règlement de l’aviation canadienne (RAC) pour délivrer ses autorisations.

La société montréalaise Top Shot Image, qui a fait de la vidéo aérienne par drone son commerce, a inquiété les gens d’une manifestation en juin dernier à Montréal. Les manifestants pensaient être filmés par un appareil futuriste de la police. «Nous filmions un événement relié au Grand Prix de Montréal se déroulant tout prêt. On s’impose comme règle de sécurité de ne pas voler au dessus des gens et notre périmètre de vol était sécurisé», souhaite préciser Paul Hurteau, président de l’entreprise.

Il faut dire que les préoccupations premières de Transports Canada dans l’utilisation d’un drone commercial sont avant tout «de ne pas mettre en danger ni les personnes, ni la sécurité aérienne».

Une première barrière à la propagation de ces appareils professionnels est posée quant à leur prix. À plus de 15 000$, tout le monde ne pourra pas se l’offrir. D’autre part, il est nécessaire d’avoir des connaissances solides et une compétence sans faille pour pouvoir le piloter en toute sécurité. Et ne pas le briser dès le premier vol.

D’autres drones, plus petits, plus légers, très faciles à piloter sont vendus un peu partout au Québec au prix de 300 $. Mais là, on se rapproche beaucoup plus du jouet traditionnel qu’il est encore temps de commander au Père Noël et pas besoin d’autorisation pour décoller.

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