LOS ANGELES, 9 déc 2012 (AFP) - Le dernier James Bond "Skyfall" est revenu ce week-end en tête du box-office nord-américain, détrônant le 5e opus de la saga de vampires "Twilight", selon des premières estimations publiées dimanche par Exhibitor Relations.

"Skyfall", 23e épisode des aventures de l'espion désormais vieillissant, a récolté 11 millions de dollars lors de son 5e week-end sur les écrans.

En deuxième place se glisse le film d'animation "Les cinq légendes", une relecture originale des mythes enfantins, qui empoche 10,5 millions.

Après trois week-ends d'affilée au sommet des ventes, le 5e volet de "Twilight", "Chapitre 5: Révélation 2e partie", engrange 9,2 millions.

Juste derrière, en 4e position, arrive le biopic de Steven Spielberg, "Lincoln", sur le 16e président des Etats-Unis incarné par Daniel Day-Lewis, qui récupère 9,1 millions de dollars.

En 5e position toujours, "L'Odyssée de Pi", d'Ang Lee, une adaptation en 3D du best-seller de Yann Martel narrant l'histoire d'un jeune naufragé indien tentant de survivre sur un radeau en compagnie d'un tigre du Bengale. Le film a rapporté ce week-end 8,3 millions de dollars.

Une nouvelle sortie avec Uma Thurman et Catherine Zeta-Jones, la comédie romantique "Playing for keeps", rapporte 6 millions et se glisse en 6e place dès son entrée, malgré des critiques sévères.

"Les Mondes de Ralph", un film d'animation des studios Disney qui montre le personnage gaffeur et mal aimé d'un jeu vidéo tentant de devenir un héros, passe à la 7e place, avec 4,9 millions de dollars.

"Red Dawn", le remake d'un film de 1984 qui suit des adolescents s'organisant pour sauver leur ville envahie par des soldats nord-coréens, reste à la 8e place. Il a vendu pour 4,3 millions de tickets.

Au 9e rang, "Flight", avec Denzel Washington en pilote de ligne perturbé, empoche cette semaine 3,1 millions de dollars.

"Cogan: killing them softly", une plongée avec Brad Pitt dans les bas-fonds de la pègre de Boston, continue de décevoir pour sa deuxième semaine en tombant à la 10e place. Ce polar adapté du roman "L'Art et la manière" de l'Américain George Higgins grignote 2,7 millions de dollars ce week-end.

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LES NOUVEAUX FILMS À L'AFFICHE:

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  • L'AMOUR EN JEU (Playing For Keeps) (5)

    <strong>États-Unis. 2012. 106 min.</strong> Comédie sentimentale de Gabriele Muccino avec Gerard Butler, Jessica Biel, Noah Lomax, Dennis Quaid, Catherine Zeta-Jones, Judy Greer, Uma Thurman, James Tupper. Pour reconquérir son ex-épouse Stacie, sur le point de se remarier, et afin de se rapprocher de leur fils Lewis, George Dryer, joueur étoile de soccer dans les années 1990 mais aujourd'hui dans la dèche, accepte de devenir l'entraîneur de l'équipe de son garçon. Sous le charme de ce bel athlète à l'accent écossais irrésistible, trois des mères des jeunes joueurs lui font de pressantes avances. Or, l'une d'elles est l'épouse d'un homme d'affaires influent et magouilleur, qui avait pris George en affection. Empêtré dans divers quiproquos avec ces femmes, l'entraîneur provoque la colère de Stacie, qui a encore des sentiments pour lui, et la déception de Lewis, qui se sent une fois de plus délaissé par son père. Bien que prévisible au possible, le volet sentimental constitue l'élément le plus réussi et sincère de ce nouveau film de Gabriele Muccino (THE PURSUIT OF HAPPYNESS, FIVE POUNDS), dont le scénario multiplie les imbroglios fabriqués et jamais drôles. Gerard Butler est à l'aise en séducteur malgré lui, aux côtés de l'émouvante Jessica Biel.

  • CIRQUE DU SOLEIL - LE VOYAGE IMAGINAIRE (Cirque du Soleil - Worlds Away) (4)

    <strong>Canada. 2012. 91 min.</strong> Spectacle filmé par Andrew Adamson. Durant le spectacle d'un cirque ambulant, un trapéziste est aspiré dans un univers parallèle, où le suit malgré elle une spectatrice. Perdant de vue l'acrobate, dont elle s'est entichée, la jeune femme part à sa recherche. Une aventure aussi merveilleuse que périlleuse l'attend. L'intrigue ténue de ce film d'Andrew Adamson (SHREK, CHRONICLES OF NARNIA) n'est qu'un prétexte commode pour illustrer plusieurs numéros marquants de l'histoire du Cirque du Soleil, au premier chef ceux de "Kâ", "Love" et "O". Visuellement léché, l'ensemble impressionne, surtout dans son dernier tiers, plus rythmé, spectaculaire et émouvant.

  • CHUTE MORTELLE (Deadfall) (4)

    <strong>États-Unis. 2012. </strong> Thriller de Stefan Ruzowitzky avec Eric Bana, Olivia Wilde, Charlie Hunnam, Sissy Spacek, Kris Kristofferson, Kate Mara. Addison et sa soeur Liza viennent de braquer un casino. Victimes d'un accident sur une route secondaire enneigée, les deux malfaiteurs se séparent en plein blizzard après avoir tué un policier qui s'était arrêté pour les aider. Pendant qu'Addison prend la fuite à travers bois, Liza monte à bord du camion de Jay, un ex-détenu qui se rend chez ses parents pour l'Action de Grâce. Réfugié dans un camp de chasse, Addison fait trois nouvelles victimes, dont deux autres policiers. De son côté, Liza passe la nuit dans un motel en compagnie de Jay, dont elle s'est éprise malgré elle, non sans avoir auparavant fourni à son frère l'adresse de la maison familiale de l'ancien taulard. Arrivé avant sa soeur, Addison prend les parents de Jay en otage. Si le décor hivernal rappelle FARGO, ce film noir adopte une ligne plus classique du genre, comme en témoignent les références soutenues à THE DESPERATE HOURS et THE NIGHT OF THE HUNTER. Initialement efficace, le scénario cumule ensuite les invraisemblances. Celles-ci sont masquées en partie, cela dit, par le jeu admirable des acteurs et la réalisation habile.

  • LA FÉE (4)

    <strong>France. 2011. 93 min.</strong> Comédie fantaisiste de Dominique Abel, Fiona Gordon et Bruno Romy avec Dominique Abel, Fiona Gordon, Philippe Martz, Bruno Romy, Vladimir Zongo, Ophélie Anfry. Une histoire d'amour insolite se noue entre Dom, réceptionniste de nuit dans un modeste hôtel du Havre et Fiona, évadée d'un institut psychiatrique qui prétend être une fée capable d'exaucer trois de ses voeux. Parallèlement à cette idylle, un client anglais de l'hôtel entreprend de faire passer clandestinement dans son pays trois Africains sans papiers, pour les remercier de lui avoir ramené son chien qui avait disparu. Mais son plan, qu'il exécute avec l'aide de Dom, Fiona et un cabaretier myope, connaît des ratés. Les auteurs et interprètes du tragi-comique RUMBA reviennent en forme avec un nouveau récit d'amour foutraque, toujours sous le signe d'un humour visuel très clownesque, largement inspiré de Tati et Chaplin. Quelques numéros d'une douce poésie et plusieurs trouvailles drolatiques font oublier la minceur de l'ensemble et certains gags trop étirés.

  • KEEP THE LIGHTS ON (4)

    <strong>États-Unis. 2012. 101 min.</strong> Drame sentimental de Ira Sachs avec Thure Lindhardt, Zachary Booth, Julianne Nicholson, Paprika Steen, Sebastian La Cause, Sarah Hess. Alors qu'il planche sur un projet de film consacré à une figure légendaire de la vie gay à New York, Eric, un documentariste danois établi dans la Grosse Pomme, fait via le téléphone rose la connaissance de Paul, un avocat dans le placard. Le coup de foudre est immédiat. Deux ans plus tard, les deux hommes vivent ensemble, mais les problèmes de drogue croissants de Paul ont déjà sonné la fin de la lune de miel. Lorsque son amoureux réapparaît après avoir disparu durant plusieurs jours d'affilée, Eric réunit leurs amis pour le confronter et le forcer à se prendre en main à la faveur d'un séjour dans un centre de désintoxication. L'opération réussit et c'est un tout nouveau Paul qui émerge. Peu de temps après toutefois, alors que le cinéaste accompagne son film au Festival de Berlin, le manège reprend. Au bout du fil, Paul ne répond plus. Lorsqu'Eric rentre à New York, l'avocat est introuvable. Bien qu'imparfaite, cette chronique autobiographique courageuse et honnête par le réalisateur de MARRIED LIFE raconte avec nuance le sevrage amoureux d'un cinéaste dilettante admirablement défendu par Thure Lindhardt (FLAME & CITRON). La construction elliptique et la réalisation vibrante confèrent au film un beau climat d'intimité et d'authenticité.

  • LE MOINE (4)

    <strong>France. 2011. 101 min.</strong> Drame de Dominik Moll avec Vincent Cassel, Déborah François, Joséphine Japy, Sergi Lopez, Catherine Mouchet, Geraldine Chaplin. Espagne, XVIIe siècle. Le frère Ambrosio, prédicateur admiré pour sa ferveur et craint pour son intransigeance, fait dans toute la région la réputation du couvent des Capucins. Cet homme, qui a été abandonné à la naissance sur les marches du couvent, y vit depuis, à l'abri du péché et de la tentation. Lorsque le jeune Valerio, masqué en raison d'une grave brûlure au visage, demande à être admis comme novice au sein de la congrégation, Ambrosio convainc les autres de le laisser entrer. En proie à des maux de tête fulgurants, que Valerio parvient à soulager grâce à ses dons de guérisseur, le frère est aussi hanté par un rêve récurrent d'une femme en rouge qui dissimule son visage. Pendant ce temps, Antonia, une jeune fille de la région tombée sous le charme d'Ambrosio après avoir écouté son sermon, l'approche dans l'espoir qu'il accepte de confesser sa mère malade. Dominik Moll (LEMMING) poursuit dans la registre insolite avec cette adaptation un brin hitchcockienne du roman de Matthew Lewis, qui fustigeait l'hypocrisie de l'Église catholique. Le travail de moine apporté à la forme raffinée ne parvient pas toujours à faire oublier les excès grand-guignolesques du récit. L'interprétation est cependant irréprochable.

  • NICOLAS NOËL - MON HISTOIRE MAGIQUE

    <strong>Canada. 2012. 60 min.</strong> Conte de Jason Arbour et Dominique Jean. Pendant qu'il s'affaire à la distribution annuelle de cadeaux aux enfants sages du monde entier, Nicolas Noël raconte en chansons quelques-uns de ses précieux secrets à Grésille, son lutin préféré.

  • LE NORD AU COEUR (4)

    <strong>Canada. 2012. 85 min.</strong> Documentaire de Serge Giguère. En août 2009, le géographe et linguiste Louis-Edmond Hamelin se rend à Mushuau-Nipi, dans le Nord du Québec, afin de participer à un séminaire autochtone portant sur la protection du territoire. Prenant prétexte de cette visite, Serge Giguère remonte le parcours de cet homme d'exception, né en 1923 à St-Didace, qui a dédié sa vie à la défense des droits autochtones. En effet, l'auteur des concepts de "nordicité" et de "glaciel", sévère critique du Plan Nord proposé par le gouvernement libéral de Jean Charest, a siégé dès 1971 à l'assemblée législative des Territoires-du-Nord-Ouest à Yellowknife. Il a également créé le Centre d'Études Nordiques en 1961 et participé au comité cri de la Convention du Nord du Québec. Serge Giguère (À FORCE DE RÊVES) brosse le portrait éclairant d'un homme dont le parcours individuel éclaire le Québec contemporain, plus précisément sa relation trouble avec les territoires nordiques. Si la réalisation manque parfois de rythme, le film s'impose par sa pertinence en ces temps où le développement du Nord inquiète et divise.

  • BUZKASHI!

    <strong>Canada. 2012. 81 min.</strong> Documentaire de Najeeb Mirza. Au Tadjikistan, le sport national est le buzkashi, qui rappelle le polo. Sur leurs chevaux, des joueurs s'agglutinent autour d'une carcasse de chèvre, qu'ils doivent déplacer hors du terrain pour gagner des points. Le film s'intéresse à trois de ces joueurs.