Un adolescent de 13 ans, qui aurait séquestré et violé une voisine de son âge, a été formellement accusé de tentative de meurtre, d'agression sexuelle armée, d'agression sexuelle blessant, mutilant ou défigurant sa victime et de séquestration au palais de justice de Joliette, vendredi.

L'adolescent, sans antécédent judiciaire et qui fréquentait une école secondaire privée, a plaidé non coupable.

L'avocate du suspect étudie la possibilité de demander une évaluation psychologique pour son client. « Ce sont des chefs [d'accusation] qui sont sérieux, a déclaré l'avocate de l'accusé, Manon Deschênes. Je devrais prendre le temps d'étudier la preuve. L'enquête pour remise en liberté a été reportée à mardi. Je verrai ce que je vais faire notamment au niveau de l'aspect psychiatrique ».

Portée disparue par ses parents qui ne la voyaient pas revenir de l'école jeudi après-midi à Repentigny, la jeune fille est revenue d'elle-même ensanglantée, à la maison. Les policiers, qui étaient sur place lors de son retour, ont pu l'interroger avant qu'elle ne soit transportée à l'hôpital.

La jeune fille de 13 ans a raconté aux policiers ce qui lui était arrivé. « Elle a été en mesure de nous donner assez d'informations pour nous dire à quel endroit elle avait été séquestrée et agressée en plus de nous donner l'identité du suspect », a déclaré le porte-parole du Service de la sécurité publique de la Ville de Repentigny, Bruno Marier. « Ça se trouvait juste à côté de chez elle. Dans le fond, c'était un voisin », a-t-il poursuivi.

L'adolescente, qui connaissait son agresseur, s'est rendue chez ce dernier de son plein gré. L'agression aurait eu lieu au sous-sol du domicile de l'accusé. Les deux adolescents se connaissent depuis longtemps, ayant fréquenté la même école primaire.

L'adolescente est toujours hospitalisée.