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Renforts militaires près de Damas, les militants redoutent un assaut (ONG)

07/12/2012 02:29 EST | Actualisé 05/02/2013 05:12 EST

Les militants redoutaient vendredi un assaut terrestre sur plusieurs banlieues de Damas où les renforts militaires affluaient, tandis que combats et bombardements se poursuivaient dans la périphérie et le sud de la capitale, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

"L'armée bombarde les vergers entourant Daraya, vers laquelle des renforts militaires affluent", affirme l'OSDH citant des militants sur place.

Dans le même temps, "Mouadamiya al-Cham est violemment pilonnée et d'importants renforts sont déployés, apparemment pour attaquer la localité", poursuit l'ONG qui s'appuie sur un large réseau de militants et de médecins à travers le pays.

Depuis plusieurs jours, les bombardements de l'artillerie et de l'aviation se concentraient sur ces localités, ce qui fait désormais redouter aux militants un assaut terrestre.

A Damas même, les quartiers sud étaient bombardés par les troupes gouvernementales, affirme encore l'ONG, après des bombardements et des combats nocturnes entre rebelles et soldats dans la capitale et dans plusieurs banlieues.

La banlieue de Damas est désormais au coeur des combats, le régime ayant lancé une offensive pour reconquérir un rayon de huit kilomètres autour de la capitale, qu'il veut à tout prix conserver pour être en position de négocier une issue au conflit, selon les experts.

Dans le nord du pays, les rebelles assiégeaient l'aéroport militaire de Menegh qu'ils bombardaient au mortier, tandis que l'électricité avait été coupée dans la plupart des localités de la province d'Alep, selon l'OSDH.

Des tirs nourris et des explosions ont en outre retenti dans la province de Deraa (sud) et à Banias, sur la côte, de même source.

Selon l'OSDH, 77 personnes ont péri jeudi à travers le pays, dont la moitié à Damas et dans sa périphérie, les violences ayant fait plus de 42.000 morts, en majorité des civils, depuis le début de la contestation contre le régime de Bachar al-Assad il y a plus de 20 mois.

sbh/cnp

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