La pauvreté touchant les enfants au Canada s'est aggravée au cours des dix dernières années, a déclaré vendredi une responsable des Nations unies au terme d'une tournée dans ce pays.

"Il s'agit d'une nette détérioration par rapport à il y a dix ans", a dit la vice-présidente du Comité des droits de l'enfant des Nations unies, Marta Mauras, en citant les chiffres du Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef), selon lesquels un enfant sur sept au Canada vit dans la pauvreté.

La situation est encore pire chez les autochtones, puisqu'un enfant sur quatre vit dans la pauvreté, selon l'Unicef.

Le Canada se classe ainsi 24e parmi 35 pays industrialisés, indique le Fonds.

Mme Mauras avait été invitée au Canada par des organismes de défense des droits des enfants pour observer la mise en oeuvre de la Convention des Nations unies sur les droits de l'enfant dans le pays.

En septembre, rappelle-t-elle dans son communiqué, le Comité s'est dit "préoccupé" par "l'absence d'amélioration concernant le taux de pauvreté des enfants canadiens, par la persistance de certains problèmes de santé au Canada, comme l'embonpoint et la maladie mentale chez les enfants, ainsi que par le caractère inadéquat des mécanismes de surveillance qui permettent de faire un suivi du bien-être des enfants".

"L'examen a également révélé une coordination insuffisante des services fournis aux enfants canadiens (...) ainsi qu'un manque de précision dans la comptabilisation des dépenses gouvernementales affectées aux enfants", ajoute le texte.

"Des problèmes comme la piètre qualité des services d'aide sociale à l'enfance, surtout dans le cas des enfants placés hors de leur foyer, la violence familiale, l'intimidation et la maladie mentale touchent les enfants, particulièrement les enfants autochtones ou afro-canadiens, les enfants d'immigrants ou ceux atteints d'un quelconque handicap", a précisé Mme Mauras.

"Le Canada a les moyens de faire mieux", a-t-elle ajouté.

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  • 8: Québec: 22 %

  • 8: Québec: 22 %

    Avec une hausse de 22 % de l'écart entre les plus riches et les plus pauvres, la ville de Québec enregistre la plus faible croissance des inégalités parmi les grandes villes canadiennes. Toutefois, Québec a enregistré une baisse de revenus dans 6 quartiers sur 10 entre 1980 et 2005, l'une des plus importante au pays.

  • 7: Winnipeg: 31,5 %

  • 7: Winnipeg: 31,5 %

    Winnipeg a enregistré une hausse de 31,5 % de l'écart entre riches et pauvres entre 1980 et 2005. Les plus pauvres ont vu leurs revenus fondre de 7,6 %, tandis que les 10 % les plus riches enregistraient une hausse de revenus de 24 %.

  • 6: Montréal: 34 %

  • 6: Montréal: 34 %

    L'écart entre riches et pauvres à Montréal a grimpé de 34 % à Montréal de 1980 à 2005. Les plus pauvres ont vu leurs revenus baisser de 10 %, tandis que les 10 % les plus riches enregistraient une hausse de revenus de 24 %.

  • 5: Vancouver: 36,5 %

  • 5: Vancouver: 36,5 %

    L'écart entre riches et pauvres à Vancouver a grimpé de 36,5 % de 1980 à 2005. Les plus pauvres ont vu leurs revenus baisser de 10,5 %, tandis que les 10 % les plus riches enregistraient une hausse de revenus de 26 %.

  • 4: Ottawa: 37 %

  • 4: Ottawa: 37 %

    L'écart entre riches et pauvres à Ottawa a grimpé de 37 % de 1980 à 2005. Les plus pauvres ont vu néanmoins leurs revenus grimper de 1,3 %, mais les 10 % les plus riches ont enregistré une hausse de revenus de 36 %.

  • 3: Edmonton: 39 %

  • 3: Edmonton: 39 %

    L'écart entre riches et pauvres à Edmonton a grimpé de 39 % de 1980 à 2005. Les plus pauvres ont vu leurs revenus baisser de 7,8 %, tandis que les 10 % les plus riches enregistraient une hausse de revenus de 31,5 %.

  • 2: Toronto: 68 %

  • 2: Toronto: 68 %

    L'écart entre riches et pauvres à Toronto a grimpé de 68 % de 1980 à 2005. Les plus pauvres ont vu leurs revenus baisser de 5,5 %, tandis que les 10 % les plus riches enregistraient une hausse de revenus de 62,5 %.

  • 1: Calgary: 81 %

  • 1: Calgary: 81 %

    Avec une hausse de écart entre riches et pauvres de 81 %, Calgary remporte la palme de la ghettoïsation. Selon les chercheurs, la hausse des revenus dans les quartiers les plus riches n'a pas entraîné les quartiers les plus pauvres vers de meilleurs revenus.