Dans le but avoué d’encourager l’hiver à se pointer le bout du nez, le Quartier des spectacles propose une expérience multisensorielle en plein air pour une troisième année consécutive. Citoyens et touristes peuvent désormais illuminer la saison des glaces en découvrant l’histoire d’un iceberg et en suivant la route de la lumière dans une série de vidéoprojections.

Invitant jeunes et moins jeunes à s’improviser compositeurs de symphonies polaires, le projet Iceberg est un long corridor d’arches métalliques et lumineuses qui s’étend sur la Place des festivals et l’Esplanade de la Place-des-Arts, jusqu’au 3 février. « L’année dernière, on avait proposé le projet Éclat de verre sur la place Émilie-Gamelin et l’hiver avait tardé à venir, explique Félix Dagenais, membre de l’équipe de conception formée par Atomic3 et Appareil Architecture. Tout de suite, on a songé à un projet qui imposerait l’hiver, même s’il pleut à l’extérieur. Comme on devait produire une expérience dont les gens peuvent profiter de jour comme de nuit, on a pensé raconter l’histoire d’un iceberg. En faisant des recherches, on a découvert que les icebergs émettent des sons particuliers et on a eu envie de jouer avec ces éléments poétiques pour offrir une interactivité musicale aux visiteurs. »

Le Jour des 8 soleils propose quant à lui une expérience de vidéoprojections sur huit façades des immeubles du Quartier des spectacles. Suivant le parcours de la lumière du soleil jusqu’à la terre et racontant l’histoire d’un personnage invisible en quête de lumière, l’attraction visuelle et architecturale est accompagnée d’une narration de Pierre Lapointe et d’une trame sonore disponible sur iPhone et sur le site web de l’évènement. Présenté les jeudis et dimanches de 17 h à 23 h, ainsi que les vendredis et samedis de 17 h à 2 h, jusqu’au 2 mars, Le Jour des 8 soleils est une idée de Pascale Grandmaison. « J’avais envie de mettre en images et en sons le chemin de la lumière du jour. En réalisant que les humains construisent leur vie en synchronicité avec le jour et la nuit, selon la présence du soleil, je voulais créer une reproduction abstraite de la luminothérapie. »

De son côté, Antoine Bédard s’est inspiré des images lumineuses et sereines de son collègue pour créer la trame sonore des vidéoprojections. « Je me suis chargé de reproduire une atmosphère qui colle aux mystères et aux émotions d’apaisement que je ressens en visionnant les images de Pascal. J’ai accompagné certains passages tournés en forêt avec des instruments de la famille des bois (flûte, clarinette, hautbois et basson) pour créer quelque chose de rond dans le son. Pour d’autres tableaux, la musique est plus électro et plus abstraite. J’ai composé huit variations sur huit accords, sans changer de tonalité, pour rester dans le même paysage sonore. »

Selon Pierre Fortin, directeur général du Partenariat du Quartier des spectacles, le projet Luminothérapie est une vitrine exceptionnelle pour la métropole. « C’est un projet unique qui met Montréal sur la map. L’œuvre des Sphères polaires qu’on avait l’an dernier est présentement à la Fête de la lumière à Lyon. Les artistes visuels savent qu’ils peuvent profiter de l’aventure pour se faire voir un peu partout. Cette année, on a reçu 32 propositions pour le projet de la Place des festivals et 10 pour le parcours de projections. C’est une tradition qui nous rend fiers ! »

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