Debbie Lynch-White: son personnage sème la terreur dans Unité 9 (ENTREVUE)

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DEBBIE LYNCH WHITE
Courtoisie

Le 4 décembre dernier, la jeune actrice Debbie Lynch-White n'a eu besoin que de quelques minutes pour marquer l'imaginaire de plus d'un million de téléspectateurs en débarquant dans la série Unité 9, avec son personnage de Nancy Prévost, une intervenante de première ligne (IPL) robotique, intimidante et terrifiante.

Diplômée du programme d'interprétation du Cégep de St-Hyacinthe en 2010, la jeune actrice a non seulement imposé sa carrure et sa froideur aux détenues de Lietteville, mais elle a également convaincu la production d'adapter le rôle pour elle en auditions. « Sur papier, les producteurs cherchaient une femme de race noire pour jouer un personnage qui en impose physiquement, explique-t-elle. Ce n'était pas destiné pour moi à la base, mais mon agente a discuté avec eux en les convainquant de me recevoir en auditions. Lorsqu'ils m'ont vue, ils ont accepté de modifier le rôle et m'ont engagée. »

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Lors de l'épisode où le personnage de Nancy Prévost fait son entrée au centre de détention, la psychologue interprétée par Édith Cochrane dénote une psychorigidité chez la nouvelle IPL. « Elle est la discipline incarnée et refuse qu'on voie ses failles, précise Lynch-White. C'est un personnage qui vient du milieu carcéral masculin et elle n'apprécie pas de se retrouver avec des femmes. Elle refuse de développer un lien affectif avec les détenues, elle impose le professionnalisme et peu de gens l'apprécient. Même ses collègues n'osent pas lui parler. Ils la voient arriver comme une tonne de briques et se sentent intimidés. »

Si Debbie Lynch-White refuse de dévoiler combien de temps elle va rester dans Unité 9, elle prévoit que les téléspectateurs vont continuer de détester son personnage pour un petit bout de temps. « On va découvrir quelques minuscules brèches qui vont nous faire comprendre qu'elle a souffert d'intimidation dans sa jeunesse, mais elle reste constamment dans la rigidité. »

Depuis l'arrivée de Nancy Prévost dans la série, les réseaux sociaux s'emballent au sujet de la nouvelle venue. « On m'avait avertie sur le plateau que ça ferait jaser, mais je ne m'attendais pas à une onde de choc aussi grande. Mon personnage éveille chez certaines personnes une énergie négative et plusieurs la traitent de grosse méchante, mais ça reste somme toute positif. Si les gens la détestent aussi rapidement, ça démontre que je fais bien mon travail. C'est une chance pour moi d'avoir un rôle aussi loin de ma vraie nature. Dans la vie, je parle sans arrêt, je suis enjouée, souriante et très sociable.»

En débarquant sur le plateau d'Unité 9, la jeune actrice avoue avoir étéimpressionnée à l'idéede côtoyer des actrices telles que Guylaine Tremblay, Suzanne Clément, Céline Bonnier. « Soyons réalistes, j'ai fini l'école depuis deux ans et je travaille avec des femmes que j'admire depuis des années. Dans ma tête, il y a une petite voix qui dit "oh mon Dieu, je suis ici !", mais ça dure quelques secondes et je redeviens leur collègue. »

Depuis deux ans, Debbie Lynch-White a collaboré avec le chorégraphe Dave St-Pierre sur Le Cycle de la boucherie, joué aux côtés d'Andrée Lachappelle dans L'éclypse au Théâtre Prospero, en plus de défendre le rôle de Sarah, alias « gros tas », une jeune fille devenue aphone et quadriplégique, dans la pièce Chlore, présentée au Théâtre La Licorne en octobre. De toute évidence, l'actrice n'a pas peur d'utiliser son physique à son avantage. « J'ai toujours été costaude, je suis née comme ça et je vais mourir comme ça. Le travail d'acceptation a été fait il y a longtemps et je suis très consciente de ce que je peux faire dans le métier. J'utilise ma carrure comme un atout et je trouve ça important de montrer toutes sortes de portraits de femmes. Mon unicité, c'est ma force. »

Dans les mois à venir, elle apparaîtra dans la nouvelle série des auteurs des Invincibles, Saison Deux, en plus de participer à Aurore 2, un faux documentaire sur Yvonne Laflamme, l'interprète originale d'Aurore l'enfant martyre, qui veut se débarrasser de son rôle en montant une comédie musicale sur le sujet. Plongeant à fond dans l'ironie, Lynch-White prendra les traits de Télesphore Gagnon, le père d'Aurore.

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debbie lynch-white - École de théâtre - Cégep de Saint-Hyacinthe

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