INTERNATIONAL - L'armée égyptienne a sommé les manifestants de quitter les abords du palais présidentiel au Caire jeudi, et a interdit aux manifestants pro ou anti Mohamed Morsi de se rassembler près du complexe. Le président égyptien doit s'adresser aux Égyptiens dans la journée.

Les manifestants favorables à Mohamed Morsi qui observaient un sit-in devant le palais avaient commencé à ramasser leurs affaires en début d'après-midi. Dans la nuit de mercredi à jeudi, de violents heurts entre les opposants au président égyptien et ses partisans ont fait au moins cinq morts au Caire.

Pour sa première intervention en personne depuis le début de la crise, Mohamed Morsi doit s'adresser à la nation dans la journée, à la suite des pires violences depuis son élection en juin. Dans son intervention télévisée. Il souhaite tendre la main à l'opposition et appeler au dialogue, a précisé l'un de ses conseillers.

L'institution égyptienne d'Al-Azhar, la plus haute autorité de l'islam sunnite, a par ailleurs demandé jeudi à Mohamed Morsi de suspendre les pouvoirs exceptionnels qu'il s'est accordés. Mohamed Morsi "doit suspendre le dernier décret et cesser de l'utiliser", a déclaré l'institution théologique dans un communiqué.

L'Egypte traverse une grave crise depuis un décret du 22 novembre par lequel Mohamed Morsi, premier président islamiste d'Egypte, a étendu ses prérogatives et les a placées au dessus de tout contrôle judiciaire, une situation qui s'apparente à des pleins pouvoirs de fait.

Les affrontements du mercredi 5 décembre au Caire

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Le palais présidentiel encerclé par les anti-Morsi le mardi 4 décembre

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  • Des dizaines de milliers de manifestants

    Des dizaines de milliers d'opposants au chef de l'Etat égyptien Mohamed Morsi ont encerclé mardi 4 décembre au soir le palais présidentiel au Caire.

  • Au coeur du problème, le projet de constitution...

    Le secrétaire général de l'Assemblée constitutionnelle égyptienne Amr Darrag tenant dans sa main le projet de constitution. Les opposants reprochent notamment à la nouvelle Constitution de ne pas garantir les droits des minorités.

  • .. et un décret augmentant les pouvoirs du président

    Ici un manifestant tient dans ses mains le décret présidentiel du 22 novembre, par lequel Mohamed Morsi, premier président islamiste du pays, a notamment mis ses décisions et la commission chargée de rédiger la future Constitution à l'abri de tout recours en justice.

  • Une femme prie un soldat

    Alors que les soldats du palais présidentiel l'entourent de barbelés, une femme prie.

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  • Les protestations se sont poursuivies jusque dans la soirée