Le gouvernement canadien a annoncé mercredi le démantèlement de réseaux de passeurs impliqués dans l'arrivée illégale au Canada, via le Mexique et les Etats-Unis, de 85 ressortissants roumains depuis le mois de février.

Parmi eux, 40 ont été retrouvés, dont 30 sont actuellement détenus, tandis que les autres sont toujours recherchés, ont indiqué des responsables lors d'une conférence de presse, tout en refusant de dire s'il s'agissait de Roms.

Tous, passeurs comme clandestins, seront soumis aux nouvelles dispositions de la loi sur l'immigration, qui rend obligatoire la détention de toute personne, sauf des mineurs, arrivant sur le sol canadien "dans le cadre d'arrivées massives irrégulières".

"Douze d'entre eux feront face à des accusations criminelles (relevant du droit pénal, ndlr)", a déclaré le ministre canadien de l'Immigration, Jason Kenney.

Des responsables ont précisé que les réseaux de passeurs étaient actifs dans une région en particulier de la Roumanie, où ils promettaient à leurs compatriotes de bons emplois au Canada en échange de fortes sommes d'argent.

Après avoir franchi illégalement la frontière canado-américaine, près d'un poste entre l'Etat du Vermont et le Québec, ils demandaient le statut de réfugié, étaient libérés et se dirigeaient ensuite pour la plupart d'entre eux à Toronto, où certains allaient jusqu'à commettre des crimes pour pouvoir rembourser les passeurs.