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04/12/2012 05:57 EST | Actualisé 03/02/2013 05:12 EST

Syrie: la transition politique plus que jamais nécessaire, selon Ryad

Le chef de la diplomatie saoudienne, le prince Saoud Al-Fayçal, a estimé mardi qu'une transition politique était "plus que jamais nécessaire en Syrie" pour préserver l'unité de ce pays.

"Le processus de transfert politique du pouvoir est plus que jamais nécessaire pour préserver le peuple et le territoire syriens (...) car la situation se dégrade de plus en plus", a affirmé le prince Saoud lors d'une conférence de presse à Ryad.

Il a estimé que "la constitution de la coalition de l'opposition syrienne est un pas positif important sur la voie de l'unification de l'opposition, et nous espérons maintenant que la communauté internationale va elle aussi unifier sa position" à l'égard du conflit en Syrie.

Le prince Saoud a notamment souligné qu'un "changement de la position de la Russie (...) ouvrira la voie à un règlement" en Syrie, où plus de 41.000 personnes ont été tuées en 20 mois de violences selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Selon lui, le soutien russe au régime de Bachar Al-Assad "est étrange et condamnable et a surpris le monde arabo-musulman", car la "Russie a toujours eu des positions honorables à l'égard des causes arabes".

Le ministre s'est déclaré certain que la nouvelle coalition formée le mois dernier à Doha "est capable de gérer la situation dans la Syrie post-Assad", et affirmé qu'il ne fallait pas "craindre pour les minorités" après la chute du régime.

Le prince Saoud Al-Fayçal a reçu mardi à Ryad une délégation de la nouvelle Coalition de l'opposition syrienne, dirigée par son président Ahmad Moaz Al-Khatib, selon l'agence officielle saoudienne SPA.

L'entretien a porté sur "les développements sur la scène syrienne et les contacts et les efforts internationaux" menés pour un règlement, selon l'agence.

M. Al-Khatib était accompagné notamment par les deux vice-présidents de la "Coalition nationale syrienne pour les forces de l'opposition et de la révolution", Souheir Atassi et Riad Seif.

Les relations entre Ryad et Damas sont très tendues depuis le début l'an dernier de la sanglante répression de la contestation en Syrie, qui s'est militarisée au fil des mois.

L'Arabie saoudite, très critique du régime de Bachar al-Assad, avait retiré en août son ambassadeur à Damas et expulsé l'ambassadeur de Syrie.

Damas accuse l'Arabie saoudite et le Qatar, une autre monarchie du Golfe, de soutenir la rébellion syrienne et de lui fournir des armes.

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