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04/12/2012 09:35 EST | Actualisé 03/02/2013 05:12 EST

Le pétrole recule à New York, plombé par l'impasse budgétaire à Washington

Les prix du pétrole ont ouvert en baisse mardi à New York, plombés par un mouvement technique de correction après trois séances de hausse et des inquiétudes persistantes sur les discussions budgétaires aux Etats-Unis.

Vers 14H00 GMT, le baril de référence pour livraison en janvier lâchait 1,21 dollar à 87,88 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Après trois séances consécutives de légère hausse, les prix du pétrole étaient pénalisés par "un mouvement de baisse technique, n'ayant pas réussi à franchir durablement la barre de 90 dollars à New York", a commenté David Bouckhout, de TD Securities.

Cette correction prenait d'autant plus d'ampleur qu'elle s'accompagnait d'un regain d'inquiétudes au sujet des négociations budgétaires aux Etats-Unis sur un plan de réduction de la dette du pays.

Les courtiers craignent en effet qu'en cas d'impasse entre républicains et démocrates d'ici la fin de l'année, une cure d'austérité forcée aux conséquences potentiellement catastrophiques pour l'économie américaine fasse plonger la demande en brut.

Or, "les élus ne semblent toujours pas en mesure d'arriver à un compromis", a relevé M. Bouckhout.

Les républicains ont rendu publique lundi leur première contre-proposition de réduction du déficit, rejetée peu après par la Maison Blanche qui l'a qualifiée de déséquilibrée, à moins d'un mois de l'échéance de ce "mur budgétaire" qui prévoit une hausse brutale des impôts et des coupes budgétaires massives.

Pour les experts de Commerzbank, ces incertitudes "pèsent sur l'humeur des opérateurs", créant les conditions d'un marché frileux, moins enclin à prendre des risques et à miser sur des valeurs jugées plus risquées comme les matières premières et le brut.

Pesant également sur les prix énergétiques, selon Phil Flynn, de Price Futures Group, "les conditions climatiques actuelles aux Etats-Unis inquiètent" le marché pétrolier.

En effet, "les températures restent très douces et cela ne semble pas sur le point de changer", un signe de mauvais augure pour la consommation en fioul de chauffage à l'approche de la saison hivernale, a-t-il avancé.

ppa/sl/sam

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