SAINTE-CHRISTINE, Qc - «La douleur que nous éprouvons est inexplicable.»

C'est avec ces seuls mots que Patrick Desautels, le père des trois enfants retrouvés morts dimanche après-midi à Drummondville, a abordé la tragédie vécue par lui-même et ses proches en s'adressant très brièvement aux médias, mardi, à Sainte-Christine en Montérégie, où il travaille et habite.

Il n'a pas répondu aux questions et a semblé calme et en plein contrôle de ses émotions en lisant sa courte déclaration, qui a duré, en tout et partout, 35 secondes.

«Je tiens à remercier tous les gens qui se mobilisent pour nous aider, moi et ma famille, dans cette terrible épreuve. Merci à tous pour votre soutien et vos bons mots», avait-il préalablement déclaré en ouverture.

Le petit village de Sainte-Christine, qui compte un peu plus de 750 habitants, s'est en effet mobilisé pour venir en aide à Patrick Desautels et ses proches.

Une collecte de fonds a été instituée pour les soutenir, des bénévoles sont allés prendre la relève à la pépinière familiale pour assurer la poursuite des activités et le Cercle des fermières a cuisiné des repas pour la famille.

La mairesse de Sainte-Christine, Huguette Saint-Pierre-Beaulac, a parlé d'un élan de solidarité pour décrire l'atmosphère qui règne dans la localité, qui a été secouée par cette tragédie.

Les funérailles des trois enfants, Laurélie, 5 ans, Loïc, 4 ans, et Anaïs, 2 ans, auront lieu samedi à 14h à l'Église Saint-André d'Acton Vale, municipalité voisine de Sainte-Christine.

M. Desautels a conclu son court propos en indiquant qu'il ne pourrait répondre aux questions afin de ne pas nuire au bon déroulement de l'enquête policière en cours, puis a quitté le restaurant où s'était déroulée la conférence de presse.

Dans ce même restaurant, vendredi dernier, Patrick Desautels avait souligné le 4e anniversaire de naissance de son fils, avec ses deux autres enfants et sa nouvelle amie de coeur.

«Tout le monde était heureux, ils ont mangé de la poutine, les enfants étaient joyeux», a confié Josée Desgranges, propriétaire du Resto Entre-Amy, en entrevue à La Presse Canadienne.

«C'est triste car les enfants venaient souvent ici.»

Mme Desgranges a ajouté que Laurélie, Loïc et Anaïs, qui se rendaient souvent à son restaurant accompagnés de leurs grands-parents, étaient «de gentils, beaux enfants qui adoraient la vie».

L'enquête n'a guère progressé puisque les policiers n'avaient toujours pas été en mesure mardi après-midi d'interroger Sonia Blanchette, la mère des trois enfants, la dame de 33 ans étant encore à l'hôpital.

Les autopsies des trois victimes ont été complétées mardi mais aucun résultat ne sera rendu public jusqu'à nouvel ordre.