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04/12/2012 07:48 EST | Actualisé 03/02/2013 05:12 EST

La Banque de Montréal affiche un bénéfice en hausse de 41 %au 4e trimestre

TORONTO - La Banque de Montréal (TSX:BMO) a affiché mardi un bénéfice du quatrième trimestre de 1,08 milliard $, sa division des marchés des capitaux ayant plus que doublé son résultat par rapport à l'an dernier.

Cette croissance des profits survient alors que le marché canadien de l'habitation semble ralentir dans la plupart des régions du pays, a noté l'institution financière.

«Notre part du marché des prêts hypothécaires à l'habitation continue à croître et nous pensons que les changements au marché hypothécaire canadien annoncés plus tôt cette année, qui sont en accord avec les pratiques de risque de la Banque de Montréal et avec nos efforts continus pour encourager les Canadiens à emprunter intelligemment, produisent l'effet modérateur souhaité sur les prix des habitations dans la plupart des marchés», a déclaré dans un communiqué le chef de la direction de la banque, Bill Downe.

Pour le quatrième trimestre clos le 31 octobre, la banque a réalisé un bénéfice net de 1,59 $ par action, en hausse par rapport à celui de 768 millions $, soit 1,11 $ par action, affiché un an plus tôt.

Les revenus du plus récent trimestre pour tous les secteurs d'affaires ont totalisé 4,18 milliards $, en hausse par rapport au chiffre d'affaires de 3,82 milliards $ du quatrième trimestre de 2011.

Le bénéfice ajusté de la Banque de Montréal a atteint 1,65 $ par action, tandis que la moyenne des attentes des analystes compilées par Thomson Reuters misait sur un bénéfice ajusté de 1,43 $ par action. Les prévisions des analystes pour le chiffre d'affaires du plus récent trimestre étaient de 3,8 milliards $.

M. Downe a noté que les «efforts concertés pour une plus grande efficience» avaient permis de réduire l'effectif de la banque de 700 employés à plein temps.

BMO Marchés des capitaux a contribué à la croissance du plus récent trimestre avec un bénéfice de 293 millions $, par rapport à celui de 143 millions $ réalisé à la même période l'an dernier.

Les services bancaires pour les particuliers et les entreprises ont engrangé 439 millions $, soit environ le même montant que l'an dernier, tandis que la division américaine de la banque a gagné 130 millions $, un recul par rapport au bénéfice de 155 millions $ de la même période l'an dernier.

La Banque de Montréal a complété au cours du trimestre la conversion de sa plateforme de gestion principale aux États-Unis, a précisé M. Downe.

«Au cours des deux dernières années, grâce à l'acquisition de Marshall & Ilsley, nous avons profondément transformé la banque, changé sa courbe de croissance et accru la valeur à long terme pour les actionnaires.»

«BMO Harris Bank possède une importante part des dépôts dans nos principaux marchés du Midwest et nous avons doublé notre présence aux États-Unis.»

Le groupe de gestion privée a réalisé un bénéfice de 166 millions $ au cours du trimestre, en hausse comparativement à 137 millions $ il y a un an.

Malgré une performance supérieure aux attentes, l'analyste André-Philippe Hardy, de RBC Marchés des capitaux, a maintenu sa cote de performance «conforme au secteur» pour la Banque de Montréal.

«Nous continuons de croire que les actions des banques avec une meilleure croissance des revenus performeront mieux dans les 12 prochains mois», a écrit M. Hardy dans une note à ses clients.

L'analyste a noté que les revenus des services bancaires canadiens pour les particuliers et les entreprises de la Banque de Montréal n'avaient pas progressé par rapport à l'an dernier, tandis que ceux des mêmes activités aux États-Unis avaient retraité de cinq pour cent.

«Nous croyons qu'une meilleure croissance des revenus dans les divisions des services bancaires de détail est nécessaire pour que l'action de la Banque de Montréal performe bien sur une base soutenue par rapport à ses pairs», a écrit M. Hardy.

Avec le quatrième trimestre maintenant derrière elle, la Banque de Montréal est en mesure d'afficher un bénéfice totalisant 4,19 milliards $ pour l'exercice financier 2012, soit 6,15 $ par action, ce qui représente un gain par rapport au bénéfice de 3,11 milliards $, ou 4,84 $ par action, de l'exercice précédent.

Le chiffre d'affaires annuel de la banque a progressé à 16,1 milliards $, contre 13,9 milliards $.

Au cours du troisième trimestre, la banque a annoncé son intention de fermer 24 de ses succursales BMO Harris Bank aux États-Unis, certaines d'entre elles étant devenues superflues compte tenu de leur proximité avec celles obtenues dans le cadre de l'acquisition de Marshall & Ilsley.

La Banque de Montréal offre des services bancaires de détail, des services de gestion de patrimoine et des services de banque d'investissement au Canada et aux États-Unis, sous la bannière de Harris Bank.

La banque s'est par ailleurs retrouvée récemment sur la liste des institutions financières canadiennes sous surveillance de l'agence de notation Moody's Investors Services, qui évalue le crédit des gouvernements, des institutions du secteur public et des entreprises.

Moody's a attribué sa révision par ses inquiétudes au sujet du niveau d'endettement des consommateurs et des prix des maisons au Canada, où le secteur bancaire est la principale source de prêts hypothécaires.

L'action de la Banque de Montréal a avancé mardi de 34 cents à la Bourse de Toronto, pour clôturer à 59,63 $.

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