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Dopage - L'athlétisme parvient à imposer quatre ans de suspension

04/12/2012 12:27 EST | Actualisé 03/02/2013 05:12 EST

Le Tribunal arbitral du sport (TAS) a donné raison à la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF) qui réclamait quatre ans de suspension pour une athlète grecque convaincue de dopage à partir des anomalies de son passeport biologique, a annoncé mardi l'IAAF.

La Grecque Irini Kokkinariou, l'une des tout premiers athlètes accusés par l'IAAF de dopage sur la base d'un profil sanguin anormal, s'était vu infliger deux ans de suspension par sa fédération nationale.

La Fédération internationale avait décidé cet été de faire appel auprès du TAS pour réclamer quatre ans de suspension pour "circonstances aggravantes" comme le permet le Code mondial antidopage au lieu du barème habituel de deux ans en cas de première infraction.

Ce jugement du TAS permet ainsi de faire jurisprudence et pourra permettre à d'autres instances d'imposer quatre ans de suspension pour un cas de dopage révélé par le passeport biologique.

"L'arbitre était d'accord avec l'IAAF pour dire que le profil sanguin de Mme Kokkinariou était la preuve formelle du recours répété au dopage sanguin au cours d'une période de temps et de son implication dans un programme de dopage soigneusement planifié", précise l'IAAF dans un communiqué.

L'athlétisme est l'une des fédérations qui a mis en place ces dernières années le passeport biologique, un nouvel outil de la lutte antidopage qui consiste à détecter le dopage indirectement par ses effets observés sur l'organisme, notamment sur les paramètres sanguins tels l'hématocrite ou le taux de réticulocytes.

La suspension de Kokkinariou débute au 27 octobre 2011.

stp/bm

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