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04/12/2012 06:55 EST | Actualisé 03/02/2013 05:12 EST

Climat: Ban Ki-moon "compte sur un fort engagement" des pays présents à Doha

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a déclaré mardi à Doha "compter sur un fort engagement" des quelque 190 pays présents à la conférence sur le climat pour parvenir à un accord d'ici la fin de la semaine, notamment sur Kyoto 2 et l'aide financière aux pays du Sud.

"Je compte vraiment sur un fort engagement de votre part", a déclaré M. Ban dans un discours.

"Nous avons une responsabilité. Une responsabilité morale, et vous, ministres et dirigeants, vous avez une responsabilité politique pour les générations futures", a-t-il ajouté.

Les ministres de l'Energie, de l'Environnement ou encore des Affaires étrangères commençaient à arriver mardi à Doha pour finaliser les négociations, lancées le 26 novembre et qui doivent s'achever vendredi. Les questions centrales à résoudre portent sur l'acte II de Kyoto et l'aide financière aux pays du Sud.

M. Ban a fait état "de sentiments mêlés, optimistes et pessimistes" sur l'issue de la conférence de Doha. "Mais nous devons travailler sur une base optimiste, sinon il n'y aura pas de résultats", a-t-il dit.

Pour le secrétaire général de l'ONU, la conférence de Doha doit donner naissance à "une seconde période d'engagement du protocole de Kyoto", et doit montrer un "engagement fort vis à vis d'un cadre global, légalement contraignant, en 2015".

Le protocole de Kyoto n'engage que les pays industrialisés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, à l'exception notable des Etats-Unis qui ne l'ont pas ratifié.

La communauté internationale a décidé de se doter en 2015 d'un accord impliquant cette fois tous les pays, dont les deux plus grands pollueurs que sont la Chine et les Etats-Unis, et qui devrait entrer en vigueur en 2020.

Concernant la question cruciale de l'aide financière aux pays les plus vulnérables, M. Ban a estimé qu'il "faut s'entendre sur une aide à moyen terme, d'ici 2015".

Il a également appelé à "remplir" le Fonds vert, récemment créé, avec les 100 milliards de dollars par an promis d'ici 2020 par les pays riches. Pour l'instant, il n'est qu'une "coquille vide", a-t-il dit.

Les pays en développement demandent 60 milliards de dollars d'ici 2015, pour assurer une transition entre l'aide d'urgence décidée en 2009 et représentant 30 milliards de dollars pour 2010-2012, et la promesse des 100 milliards.

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