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03/12/2012 04:25 EST | Actualisé 02/02/2013 05:12 EST

USA: les républicains envoient leur première contre-offre budgétaire à Obama

Les républicains du Congrès américain ont rendu publique lundi leur première contre-proposition de réduction du déficit, un plan qui se faisait attendre et qui forcera la Maison Blanche à répliquer, à moins d'un mois de l'échéance à haut risque du "mur budgétaire".

Dans une lettre envoyée au président Barack Obama, les responsables républicains de la Chambre des représentants ont traduit en chiffres, pour la première fois, leur plan de réduction de la dette.

Première différence avec le plan du président: une augmentation des recettes fiscales inférieure de moitié à celles proposées par la Maison Blanche (800 milliards de dollars sur 10 ans, contre 1.600 milliards).

Surtout, les républicains réitèrent leur opposition ferme à toute hausse des taux d'imposition des ménages les plus riches, une exigence répétée de Barack Obama et qui promet de devenir la pierre d'achoppement des négociations.

Le président a en effet promis d'opposer son veto à tout budget qui ne prévoirait pas d'augmentation de l'impôt sur le revenu pour les deux tranches les plus hautes du barème, concernant les 2% d'Américains gagnant plus de 200.000 dollars (153.000 euros) par an pour une personne seule, ou 250.000 dollars pour un couple marié.

Les républicains préfèrent réduire le déficit par une forte baisse des dépenses publiques, notamment dans le domaine de la santé et du calcul des pensions de retraite. Les salaires des fonctionnaires sont aussi visés.

Au total, là où la Maison Blanche a proposé 1.600 milliards d'économies sur 10 ans, les républicains vont plus loin et exigent près de 40% de réductions de plus pour parvenir à 2.200 milliards d'économies. Le gros de ces réductions serait porté par des coupes budgétaires.

Dimanche, le secrétaire au Trésor et négociateur désigné de la Maison Blanche, Timothy Geithner, avait prévenu qu'il n'y aurait pas d'accord sans augmentation des impôts des plus aisés.

Le "mur budgétaire", une cure d'austérité forcée pour réduire le déficit public, entrera en vigueur le 2 janvier à moins d'un accord entre républicains et démocrates. Ce "mur" prévoit notamment une hausse brutale des impôts, même pour les plus modestes.

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