Au Québec le taux d'endettement des ménages continue de grimper, selon une étude menée par Desjardins. Ainsi, les dettes des contribuables québécois s'accroissent plus rapidement que leurs revenus, et cette tendance s'est particulièrement accentuée à partir des années 2000.

De plus en plus, les Québécois recourent aux marges de crédit, toujours selon les données compilées par Desjardins. En 2012, les marges de crédit accaparaient 10 % des emprunts des ménages, comparativement à 4 % il y a 10 ans.

En revanche, il semble que les consommateurs ne s'endettent pas plus qu'avant par l'entremise des cartes de crédit. Desjardins estime donc que le risque n'a pas augmenté de ce côté.

Cette utilisation accrue des marges de crédit hypothécaires, de même que des prêts hypothécaires à taux variables, met les consommateurs québécois à risque advenant une hausse du taux directeur de la Banque du Canada, rappelle Desjardins. En effet, une éventuelle hausse du taux directeur aurait un impact direct sur les emprunteurs. Tant les marges de crédit et que les prêts hypothécaires à taux variables sont liés aux fluctuations du taux directeur.

L'étude rappelle qu'en raison du contexte économique incertain, les taux devraient rester bas. La Banque du Canada doit d'ailleurs confirmer mardi que son taux directeur restera à 1 %. « Étant donné que la remontée des taux d'intérêt semble en veilleuse pour quelques trimestres, les ménages doivent saisir l'occasion pour assainir leurs bilans », écrit l'économiste principale Hélène Bégin.

À titre de comparaison, les ménages canadiens sont plus endettés encore que les Québécois, mais cette situation s'explique par le fait que les Canadiens font face à des prêts hypothécaires plus élevés que les propriétaires québécois.

L'étude de Desjardins souligne que la diminution du coût du crédit a permis de contrebalancer les emprunts plus élevés des Québécois au cours des 10 dernières années.

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  • 8: Québec: 22 %

  • 8: Québec: 22 %

    Avec une hausse de 22 % de l'écart entre les plus riches et les plus pauvres, la ville de Québec enregistre la plus faible croissance des inégalités parmi les grandes villes canadiennes. Toutefois, Québec a enregistré une baisse de revenus dans 6 quartiers sur 10 entre 1980 et 2005, l'une des plus importante au pays.

  • 7: Winnipeg: 31,5 %

  • 7: Winnipeg: 31,5 %

    Winnipeg a enregistré une hausse de 31,5 % de l'écart entre riches et pauvres entre 1980 et 2005. Les plus pauvres ont vu leurs revenus fondre de 7,6 %, tandis que les 10 % les plus riches enregistraient une hausse de revenus de 24 %.

  • 6: Montréal: 34 %

  • 6: Montréal: 34 %

    L'écart entre riches et pauvres à Montréal a grimpé de 34 % à Montréal de 1980 à 2005. Les plus pauvres ont vu leurs revenus baisser de 10 %, tandis que les 10 % les plus riches enregistraient une hausse de revenus de 24 %.

  • 5: Vancouver: 36,5 %

  • 5: Vancouver: 36,5 %

    L'écart entre riches et pauvres à Vancouver a grimpé de 36,5 % de 1980 à 2005. Les plus pauvres ont vu leurs revenus baisser de 10,5 %, tandis que les 10 % les plus riches enregistraient une hausse de revenus de 26 %.

  • 4: Ottawa: 37 %

  • 4: Ottawa: 37 %

    L'écart entre riches et pauvres à Ottawa a grimpé de 37 % de 1980 à 2005. Les plus pauvres ont vu néanmoins leurs revenus grimper de 1,3 %, mais les 10 % les plus riches ont enregistré une hausse de revenus de 36 %.

  • 3: Edmonton: 39 %

  • 3: Edmonton: 39 %

    L'écart entre riches et pauvres à Edmonton a grimpé de 39 % de 1980 à 2005. Les plus pauvres ont vu leurs revenus baisser de 7,8 %, tandis que les 10 % les plus riches enregistraient une hausse de revenus de 31,5 %.

  • 2: Toronto: 68 %

  • 2: Toronto: 68 %

    L'écart entre riches et pauvres à Toronto a grimpé de 68 % de 1980 à 2005. Les plus pauvres ont vu leurs revenus baisser de 5,5 %, tandis que les 10 % les plus riches enregistraient une hausse de revenus de 62,5 %.

  • 1: Calgary: 81 %

  • 1: Calgary: 81 %

    Avec une hausse de écart entre riches et pauvres de 81 %, Calgary remporte la palme de la ghettoïsation. Selon les chercheurs, la hausse des revenus dans les quartiers les plus riches n'a pas entraîné les quartiers les plus pauvres vers de meilleurs revenus.