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Les marges de crédit favorisent une hausse de l'endettement au Québec

03/12/2012 01:18 EST | Actualisé 02/02/2013 05:12 EST
AP
FILE - In this Nov. 19, 2009 file picture stickers on a window show which credit cards are valid in a shop in Frankfurt, central Germany. Head to the checkout at an Ikea in Stockholm to pay for your new Karlsfors leather corner sofa and with the simple swipe of a Visa card and a signature it's all yours. But don't try that in Berlin - that'll be 1,699 euro cash or on the debit card please. But just as an American or any number of others wouldn't hesitate to whip out a credit card for a morning coffee on the way to work, a German wouldn't think twice about having to pay cash for a television. It's that financial culture - an aversion to debt and an emphasis on savings - that makes Chancellor Angela Merkel's hardline approach to resolving the European economic through austerity and budget reforms so popular among her constituents. (AP Photo/Michael Probst, File)

Au Québec le taux d'endettement des ménages continue de grimper, selon une étude menée par Desjardins. Ainsi, les dettes des contribuables québécois s'accroissent plus rapidement que leurs revenus, et cette tendance s'est particulièrement accentuée à partir des années 2000.

De plus en plus, les Québécois recourent aux marges de crédit, toujours selon les données compilées par Desjardins. En 2012, les marges de crédit accaparaient 10 % des emprunts des ménages, comparativement à 4 % il y a 10 ans.

En revanche, il semble que les consommateurs ne s'endettent pas plus qu'avant par l'entremise des cartes de crédit. Desjardins estime donc que le risque n'a pas augmenté de ce côté.

Cette utilisation accrue des marges de crédit hypothécaires, de même que des prêts hypothécaires à taux variables, met les consommateurs québécois à risque advenant une hausse du taux directeur de la Banque du Canada, rappelle Desjardins. En effet, une éventuelle hausse du taux directeur aurait un impact direct sur les emprunteurs. Tant les marges de crédit et que les prêts hypothécaires à taux variables sont liés aux fluctuations du taux directeur.

L'étude rappelle qu'en raison du contexte économique incertain, les taux devraient rester bas. La Banque du Canada doit d'ailleurs confirmer mardi que son taux directeur restera à 1 %. « Étant donné que la remontée des taux d'intérêt semble en veilleuse pour quelques trimestres, les ménages doivent saisir l'occasion pour assainir leurs bilans », écrit l'économiste principale Hélène Bégin.

À titre de comparaison, les ménages canadiens sont plus endettés encore que les Québécois, mais cette situation s'explique par le fait que les Canadiens font face à des prêts hypothécaires plus élevés que les propriétaires québécois.

L'étude de Desjardins souligne que la diminution du coût du crédit a permis de contrebalancer les emprunts plus élevés des Québécois au cours des 10 dernières années.

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