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03/12/2012 08:09 EST | Actualisé 02/02/2013 05:12 EST

Les coupes budgétaires affecteront l'entraînement des soldats, dit Peter Devlin

OTTAWA - Témoignant devant un comité du Sénat, lundi, le commandant de l'Armée canadienne a affirmé qu'il n'y avait plus de gras à couper au niveau administratif dans son secteur et que des restrictions budgétaires l'obligeaient à entraîner des soldats selon des standards de qualité moins élevés que durant la guerre afghane.

Le lieutenant-général Peter Devlin a notamment rappelé qu'une portion de 22 pour cent du budget des forces armées canadiennes avait été retranchée, et que lorsqu'on combine celle-ci avec le retrait de l'allocation pour la mission à Kandahar, le déficit budgétaire cumulatif est encore plus impressionnant.

Le lieutenant-général Devlin a souligné qu'une part de 74 pour cent des effectifs de l'armée se trouve sur le terrain, contre seulement quatre pour cent dans les quartiers généraux ou affectés à des tâches administratives parmi les 25 500 soldats à temps plein, 16 000 réservistes et 5000 rangers.

Selon des statistiques dévoilées plus tôt cette année, au point culminant de la guerre afghane en 2009-10, l'armée dépensait 123 millions $ pour l'entraînement, une somme comprenant une enveloppe spéciale de 79 millions $ attribuée spécifiquement pour l'Afghanistan.

Cette somme a glissé à 57 millions $ l'an dernier, et devrait s'élever à environ 46 millions $ en 2012.

Le lieutenant-général Devlin a précisé qu'il voulait concentrer l'argent sur ce qui est appelé l'entraînement de niveau 5, c'est-à-dire des exercices comprenant de véritables coups de feu, afin de s'assurer que les soldats demeurent prêts au combat. L'armée devra néanmoins recevoir un avis de 60 jours avant de pouvoir se déployer dans un conflit outre-mer.

Il a ajouté qu'il avait même retenu une portion du budget réservée aux infrastructures afin de s'assurer de préserver l'entraînement.

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