NOUVELLES
03/12/2012 11:43 EST | Actualisé 02/02/2013 05:12 EST

Dopage, médaille d'Armstrong et scandale des billets au menu du CIO

Des cas de dopage datant des Jeux 2004 au scandale des billets aux JO de Londres cet été, en passant par la médaille de Lance Armstrong en 2000, le Comité international olympique (CIO) a prévu de faire le ménage dans le passé mardi et mercredi à Lausanne.

Dans un chic hôtel de la ville suisse, et non à son siège, victime d'une inondation en novembre, la commission exécutive du CIO prendra le pouls des préparatifs des prochains Jeux, que ce soit les JO d'été avec Rio de Janeiro (Brésil) en 2016 ou d'hiver avec Sotchi (Russie) en 2014 et Pyeongchang (Corée du Sud) en 2018. Mais elle devrait aussi regarder en arrière.

D'abord pour trancher sur des vieux cas de dopage. Au printemps, le CIO avait fait ressortir du congélateur plusieurs fioles des tests d'Athènes de 2004 pour les passer au crible des nouvelles méthodes de détection, avant le couperet de la prescription de huit ans fixée par le Code mondial antidopage.

Ces analyses se sont soldées par une demi-douzaine de cas suspects, mais le CIO s'est bien gardé de dévoiler leurs noms tant que les procédures disciplinaires n'étaient pas bouclées.

L'un d'eux est cependant déjà connu: le Bélarusse Ivan Tikhon, vice-champion olympique du marteau à Athènes, qui s'est vu barrer la route de Londres cet été. Contrôlé positif à Pékin en 2008, où il avait fini sur la troisième marche du podium, il avait cependant réussi à conserver sa médaille de bronze en dénichant une faille dans les procédures.

Quatre autres médaillés d'Athènes, un en haltérophilie et trois en athlétisme, dont un d'or, seraient aussi dans la mire du CIO, croit savoir la chaîne allemande WDR qui a révélé leurs noms dans son émission "sport inside" la semaine passée.

Lance Armstrong n'a, lui, jamais été contrôlé positif mais l'Agence antidopage américaine (Usada) a démontré dans un épais rapport que le cycliste américain s'était dopé quasiment toute sa carrière. Le Texan, dépossédé de ses sept titres du Tour de France, a encore sa médaille de bronze du contre-la-montre des Jeux de Sydney en 2000, mais peut-être pas pour très longtemps, selon ce que pourrait décider le CIO.

Pendant ces deux jours, la commission d'éthique du CIO doit également présenter son rapport d'enquête sur le scandale des billets aux Jeux de Londres, où plusieurs membres de comités nationaux olympiques ont été soupçonnés d'avoir revendu des milliers de places au marché noir.

Cette réunion doit aussi permettre au Comité international olympique de décider du sort du Comité national olympique indien, menacé de suspension en raison d'ingérences politiques dans son processus électoral, et de celui du Koweït, qui avait été réhabilité juste à temps pour les Jeux de Londres.

stp/ol

PLUS:afp