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03/12/2012 11:42 EST | Actualisé 02/02/2013 05:12 EST

Damas exclut d'utiliser des armes chimiques contre son peuple

Le gouvernement syrien n'utiliserait jamais d'armes chimiques contre sa propre population, même s'il en possédait, a déclaré lundi le ministère des Affaires étrangères.

La Syrie n'en fera pas usage, « quelles que soient les circonstances, car elle est en train de défendre son peuple », a ajouté la même source.

Damas répond à une mise en garde de Washington, qui a évoqué « une ligne rouge » à ne pas franchir.

Ces déclarations surviennent au moment où le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, rencontre le président russe Vladimir Poutine à Istanbul pour discuter du dossier syrien, sur lequel ils ont des positions diamétralement opposées.

Cette rencontre intervient dans un contexte de tensions entre les deux pays, notamment après l'interception en octobre par Ankara d'un avion de ligne syrien en provenance de Moscou, soupçonné de livrer des armes à Damas.

Moscou, qui soutient le régime de Damas, ne voit pas d'un bon oeil la demande d'Ankara de déployer des missiles Patriot de l'OTAN le long de sa frontière avec la Syrie, déchirée depuis 20 mois par des violences. La Russie estime que cela augmenterait le risque de contagion du conflit.

Le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil Al-Arabi, en a rajouté lundi en déclarant que le régime de Bachar Al-Assad pourrait tomber « à n'importe quel moment » face à une opposition qui ne cesse de gagner du terrain.

« Aujourd'hui il y a des combats dans Damas », et après vingt mois de violences dans ce pays « je pense qu'il va se passer quelque chose bientôt », a poursuivi Nabil Al-Arabi.

Le régime syrien affirme lutter depuis mars 2011 « avec son peuple contre le terrorisme d'Al-Qaïda, qui est soutenu par des pays bien connus, dont le premier est les États-Unis ».

Lundi, Damas était de nouveau bombardée par l'armée régulière. Ces bombardements s'inscrivent dans le cadre d'une vaste offensive lancée jeudi pour reconquérir des positions autour de la capitale. Selon un bilan provisoire de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), qui a recensé plus de 41 000 morts dans le pays en 20 mois de violences, 19 personnes ont été tuées.

À la frontière turque, au moins 12 personnes, dont huit rebelles, ont été tuées dans un raid aérien à Ras Al-Aïn, selon l'OSDH.

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