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Colonies: E1, un projet potentiellement "fatal" à un Etat palestinien

03/12/2012 09:14 EST | Actualisé 02/02/2013 05:12 EST

Le projet de construction israélien dans la zone E1, qui relierait Jérusalem-Est à la colonie de Maalé Adoumim, est très controversé car il couperait la Cisjordanie en deux et l'isolerait de Jérusalem, compromettant la viabilité d'un futur Etat palestinien.

Pour Israël, il s'agit de créer une "continuité territoriale" entre la colonie de Maalé Adoumim en Cisjordanie, forte de 35.000 habitants, et des quartiers de colonisation de Jérusalem-Est, occupée et annexée depuis 1967.

La zone E1 (pour Est 1) ressemble à un corridor vallonné d'une superficie de 12 km2, entre Jérusalem et Jéricho, dans la vallée du Jourdain. Une partie des terres appartiennent à des propriétaires palestiniens, une autre est située sur des "terres domaniales".

A l'origine, il était question d'y transférer le quartier général de la police israélienne pour la Cisjordanie et d'y implanter 3.500 logements et un centre commercial.

Le projet a été gelé en septembre 2005, après des pressions de l'administration du président américain de l'époque, George W. Bush. Benjamin Netanyahu, alors ministre des Finances, s'était rendu sur le site pour dénoncer cette décision.

En mars 2009, lorsque M. Netanyahu est redevenu Premier ministre d'un gouvernement d'alliance avec le parti ultranationaliste Israël Beiteinou, la radio militaire a fait état d'une entente verbale sur l'extension du secteur E1, qui n'aurait pas été mentionné dans l'accord de coalition signé pour ne pas irriter Washington.

Après l'accession jeudi de la Palestine au statut d'Etat observateur non membre de l'ONU, M. Netanyahu a annoncé une relance de la construction dans les colonies, y compris dans le projet E1. Le gouvernement n'a avancé aucune date de mise en chantier, mais la seule annonce a provoqué un tollé international.

S'il venait à se concrétiser, ce projet de construction dans la zone E1 "porterait un coup presque fatal aux dernières chances de garantir une solution à deux Etats", a affirmé dimanche le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon.

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