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02/12/2012 02:15 EST | Actualisé 01/02/2013 05:12 EST

UMP: Copé annonce un référendum pour modifier les statuts et revoter en 2014

NANCY, France - Jean-François Copé a annoncé dimanche soir l'organisation d'un référendum pour décider d'une éventuelle modification des statuts de l'UMP et de l'opportunité d'une nouvelle élection du président du parti en 2014, après les élections municipales.

A l'occasion de ce référendum, Jean-François Copé souhaite poser "deux questions très simples". La première: "êtes-vous d'accord pour que nous réformions nos statuts afin de pouvoir enfin fonctionner efficacement, y compris en situation de crise?". La deuxième: "je vous propose de remettre à la disposition des militants mon mandat au lendemain des élections de 2014", a-t-il précisé.

"Ce référendum vous donnera le pouvoir de décider et de trancher une bonne fois pour toutes", a lancé M. Copé en direction des militants et adhérents du parti, apportant ainsi une réponse décalée à la demande de nouveau scrutin une nouvelle fois formulée dimanche par François Fillon, son rival pour la présidence de l'UMP.

Preuve de l'extrême tension régnant entre les deux hommes, Jean-François Copé a eu des mots à nouveau très durs pour qualifier l'attitude de l'ancien premier ministre, qui a contesté les conditions de son élection, menacé de saisir la justice et créé un nouveau groupe parlementaire à l'Assemblée.

"Les règles du jeu n'étaient pas bonnes? Mais pourquoi ne l'a-t-on pas dit plus tôt? Les commissions ne sont pas indépendantes? Mais pourquoi ne les conteste-t-on qu'après avoir été battu? Le scrutin n'est pas régulier, après deux proclamations successives? Mais alors qu'attend-on pour aller en justice, comme on en fait la menace?", s'est-il interrogé devant une salle toute acquise à sa cause.

"Ces obstacles ne m'impressionnent pas parce que, dans nos combats pour la France, je sais que je ne suis pas seul", a-t-il encore affirmé, jugeant que saisir les tribunaux dans cette affaire serait "allier le ridicule au pathétique".

De son côté, sans tenir compte de l'annonce par Jean-François Copé d'un référendum en vue d'un possible nouveau scrutin en 2014, François Fillon se félicite dimanche soir du "consensus autour du principe d'un nouveau vote et de la nécessité de redonner la parole aux adhérents de l'UMP pour sortir notre mouvement de l'impasse".

"Ce nouveau vote doit avoir lieu dans les plus brefs délais et dans des conditions d'organisation impartiales, équitables et transparentes pour tourner rapidement cette triste page", souligne néanmoins l'ancien Premier ministre dans un communiqué. Il demande en outre "la réunion dès demain (lundi) du comité des sages, comme les statuts l'y autorise, pour étudier les modalités dans lesquelles un nouveau vote peut avoir lieu rapidement ainsi qu'une réflexion sur la révision des statuts".

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