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02/12/2012 02:45 EST | Actualisé 01/02/2013 05:12 EST

Le Club des juges d'Egypte appelle à ne pas superviser le référendum

Le Club des juges d'Egypte, qui représente des juges de tout le pays, a annoncé dimanche qu'il ne superviserait pas le référendum sur le projet de Constitution prévu le 15 décembre, dans un contexte de fortes tensions entre le président Mohamed Morsi et le pouvoir judiciaire.

"Tous les juges d'Egypte et les Clubs des juges hors de la capitale se sont accordés pour ne pas superviser un référendum sur un projet de Constitution et pour le boycotter", a annoncé le président du Club des juges, Ahmed al-Zind, dans un communiqué rapporté par l'agence officielle Mena.

Le Club des juges d'Egypte avait déjà appelé il y a une semaine à une grève illimitée dans tous les tribunaux du pays jusqu'à ce que le président islamiste renonce au décret du 22 novembre par lequel il a considérablement élargi ses pouvoirs, mettant en particulier ses décisions à l'abri d'un recours en justice.

Dans l'après-midi, un responsable islamiste ayant participé à l'élaboration du projet de Constitution avait estimé que la fronde des juges, pour la plupart nommés sous le régime de Hosni Moubarak, n'empêcherait pas le bon déroulement du référendum sur ce texte qui divise le pays.

"Je suis sûr qu'au final, les juges vont superviser le référendum. Nous avons 14.000 juges. Personne n'a dit que les 14.000 étaient du même avis" sur les pouvoirs de M. Morsi et sur la Constitution, a déclaré dimanche à l'AFP Amr Darrag, haut responsable du Parti de la liberté et de la justice (PLJ), la formation politique des Frères musulmans, dont M. Morsi est issu.

Rejoignant la Cour de cassation et plusieurs autres tribunaux du pays, la Haute cour constitutionnelle égyptienne a annoncé dimanche une grève illimitée pour dénoncer des "pressions" des partisans du président islamiste.

Ces derniers jours, l'opposition avait déjà relevé que la grève des magistrats, chargés de surveiller les scrutins et d'en proclamer les résultats, pourrait menacer le déroulement et la légitimité du référendum annoncé pour le 15 décembre.

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