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02/12/2012 02:43 EST | Actualisé 01/02/2013 05:12 EST

L'annonce d'un virus de saumon en C.-B. a occupé le fédéral pendant des mois

VANCOUVER - L'annonce par un chercheur qu'un virus potentiellement mortel pour le saumon avait été détecté au large de la Colombie-Britannique l'an dernier a provoqué une réaction rapide et coordonnée pendant plusieurs mois de différents ministères fédéraux et même de responsables consulaires aux États-Unis, indiquent des documents récemment rendus publics.

Des documents obtenus par La Presse Canadienne grâce à la Loi sur l'accès à l'information indiquent jusqu'à quel point le gouvernement fédéral a tenté de confirmer et ensuite répondre à une annonce faite par un professeur de l'université Simon Fraser en octobre 2011.

Celui-ci avait indiqué que son laboratoire avait détecté de l'anémie infectieuse sur deux saumoneaux provenant d'un stock de 48 bêtes de la Colombie-Britannique.

Des responsables fédéraux ont souligné à plusieurs reprises qu'ils n'ont pas été capables de confirmer la présence de ce virus en Colombie-Britannique. Le virus ne peut pas infecter les humains, mais il pose un risque sérieux aux stocks de saumons sauvages et d'aquaculture puisqu'il peut causer l'anémie, l'hémorragie et mener à la mort du poisson.

Il a été dévoilé en novembre qu'un laboratoire du collège vétérinaire de l'Atlantique à l'Ile-du-Prince-Édouard, qui se penche sur le virus en question, avait été examiné par l'Organisation mondiale de la santé animale après que des pays membres soulèvent que les travaux du laboratoire n'étaient pas cohérents avec ceux d'autres chercheurs.

Ce même laboratoire avait joué un rôle clef dans les recherches du professeur Rick Routledge, qui a fait l'annonce d'octobre 2011 avec Alexandra Morton, une critique de l'aquaculture.

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