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02/12/2012 07:22 EST | Actualisé 01/02/2013 05:12 EST

Koweït: l'opposition appelle à la dissolution du nouveau Parlement

L'opposition koweïtienne s'est engagée dimanche à poursuivre ses manifestations jusqu'à la dissolution du nouveau Parlement et l'abrogation d'un amendement controversé de la loi électorale.

"Nous allons poursuivre nos manifestations pacifiques dans le cadre de la Constitution jusqu'à la chute du nouveau Parlement", a déclaré à l'AFP un chef de l'opposition, l'ancien député Fayçal al-Muslim.

"Nous allons user de tous les outils pacifiques et constitutionnels, y compris les manifestations et les rassemblements" de rue, a-t-il ajouté.

La minorité chiite a été le grand gagnant des élections législatives de samedi, en remportant 17 des 50 sièges de la Chambre.

L'opposition a qualifié d'"illégitime" le Parlement issu du scrutin qu'elle a boycotté. Elle conteste un amendement de la loi électorale prévoyant que chaque électeur choisisse désormais un seul candidat, alors qu'il pouvait auparavant désigner jusqu'à quatre candidats.

"Nous appelons à la mise au pas de ce Parlement et à l'abrogation du décret (sur l'amendement) car cette Chambre ne représente pas le peuple koweïtien", a indiqué M. Muslim.

"La majorité du peuple a adressé un message direct et transparent à l'émir, rejetant les nouvelles mesures adoptées par le gouvernement et appelant à l'abolition de la nouvelle Assemblée", a-t-il encore dit, affirmant que le taux de participation aux élections était "de moins de 27%".

Selon lui, le nouveau Parlement ne peut pas être digne de "légiférer, de contrôler l'action du gouvernement ou de gérer des fonds publics".

L'opposition ne va pas "traiter avec le nouveau Parlement ou le prochain gouvernement", aussi longtemps que la loi amendée ne sera pas abrogée et la nouvelle Chambre dissoute, a-t-il averti.

Le Comité populaire de boycott des élections, relevant de l'opposition, a annoncé dans un communiqué que le nouveau Parlement "ne représente pas la majorité du peuple koweïtien et perd toute légitimité populaire et politique".

M. Muslim a indiqué que l'opposition allait décider dans les prochains jours des moyens de pression sur le gouvernement et la Chambre.

L'opposition réclame des réformes démocratiques de fond pour réduire l'emprise de la famille régnante sur les rouages de l'Etat, avec un gouvernement issu de la majorité parlementaire et une meilleure lutte contre la corruption.

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