Keystone XL: la décision d'Obama dictera son mandat en matière d'environnement

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WASHINGTON - Le président américain Barack Obama a reporté cette décision pendant la campagne électorale de 2012, mais puisqu'il a été réélu pour un second mandat, sa gestion du dossier du projet d'oléoduc entre le Canada et les États-Unis pourrait signaler de quelle façon il entend s'attaquer aux questions climatiques et énergétiques pendant les quatre années à venir.

M. Obama subit une pression de plus en plus importante pour trancher dans le dossier du projet d'oléoduc Keystone XL, évalué à 7 milliards $, alors que des militants écologistes et des producteurs pétroliers espèrent tous que le président, libéré des contraintes politiques d'une réélection, adoptera leur position dans cette affaire et dans de nombreux autres débats à venir.

En surface, il s'agit d'un choix entre la promesse de création d'emplois et de croissance économique, et les préoccupations environnementales. Il s'agit également d'un premier engagement à propos de la consommation d'énergie aux États-Unis et des changements climatiques, un débat amplifié par la méga-tempête Sandy et les conclusions d'une élection qui n'aura porté que sur l'économie.

Selon Danielle Droitsch, avocate au sein du Natural Resources Defence Council, le mouvement de défense du climat voit la décision à propos du projet Keystone XL comme une occasion rêvée d'indiquer que les carburants «sales» ne sont pas acceptables aux États-Unis.

Autrefois heureux des délais qui ont empêché le projet d'oléoduc d'aller de l'avant à vitesse normale, les opposants à Keystone XL ont organisé des manifestations lors des dernières semaines, devant la Maison-Blanche et au Texas, pour presser le président de tout simplement mettre fin au projet de construction. Sur la colline du Capitole, toutefois, le projet semble gagner des appuis.

M. Obama n'a cependant pas fait preuve d'empressement à régler le dossier de l'oléoduc, qui doit transporter du pétrole brut sur une distance de plus de 3000 km entre le Canada et les raffineries du golfe du Texas. Le tout nécessite l'approbation du département d'État, puisque l'oléoduc franchit une frontière internationale.

Alors que la pression augmente de tous côtés, l'agence de cotation Moody's a dit s'attendre à ce que le président finisse par approuver le projet, mais que cela ne prenne du temps. Dans un rapport publié en novembre, l'agence met en garde contre une décision trop tardive, au risque de manquer la forte hausse de la demande qui a suscité la construction de l'oléoduc en premier lieu.

Un porte-parole de TransCanada a indiqué que l'entreprise s'attendait à recevoir une décision du département d'État pendant le premier trimestre de 2013, et espère pouvoir débuter la construction de la section nord de l'oléoduc peu de temps après. La construction de la section sud est déjà entamée, puisque celle-ci ne nécessite pas d'approbation gouvernementale.

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