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L'ex-procureur du Vatican pour les crimes sexuels nommé à son ancienne unité

01/12/2012 09:26 EST | Actualisé 31/01/2013 05:12 EST

VATICAN, État de la Cité du Vatican - L'ancien procureur du Vatican dans le dossier des crimes sexuels, qui a récemment été nommé évêque à Malte, garde un pied dans son ancien bureau.

Le pape Benoît XVI a nommé samedi l'évêque Charles Scicluna comme membre de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi. Il avait auparavant été membre de la congrégation pendant dix ans en tant que procureur en chef, enquêtant sur les cas de prêtres pédophiles.

Sa ligne dure envers les prêtres accusés de pédophilie lui a valu le respect des victimes et même des critiques les plus virulentes du Vatican dans ce dossier.

En tant que membre de la congrégation, M. Scicluna siégera maintenant aux côtés de la vingtaine de cardinaux et des quelques évêques qui jugent les cas d'abus acheminés au bureau.

La nomination de M. Scicluna en tant qu'évêque auxiliaire dans sa Malte natale en octobre faisait craindre à plusieurs que le Vatican ne veuille plus poursuivre sa ligne dure sur les abus de prêtes et le force à quitter.

Le principal intéressé a insisté que ce n'était pas le cas et sa nomination samedi a clarifié qu'il restera très impliqué dans la cause.

L'avenir de son ancien bureau est toutefois mon clair, et le pape n'a toujours pas nommé de procureur remplaçant.

Dans un entretien avec l'Associated Press avant son départ, M. Scicluna avait indiqué qu'il avait pleinement confiance en les dix prêtres qui travaillaient sous sa gouverne. Il avait soutenu qu'il était clair que même après son départ, le Vatican avait une loi en place pour accuser tout membre du clergé qui abuserait d'un enfant.

Mais il avait fait état de rumeurs que le travail de son bureau pourrait un jour être déplacé vers la Congrégation pour le clergé, un organisme qui supervise les prêtes de diocèse et qui semble acquérir de plus en plus de pouvoir.

Récemment, le pape a remis la supervision des séminaires à cette congrégation, qui pendant des années a été plus encline à défendre les prêtres accusés que de les poursuivre.

M. Scicluna avait déclaré qu'il ne croyait pas qu'il s'agissait d'une décision mûrie de transférer la poursuite des causes pédophiles au clergé. Il avait toutefois indiqué qu'il ne serait pas inquiet si le dossier allait dans un autre département du Vatican à cause de la loi qui était en place.

Son ancien bureau resterait impliqué parce qu'il s'agit d'un tribunal et jugerait en bout de ligne les causes portées au Vatican.

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