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01/12/2012 05:29 EST | Actualisé 31/01/2013 05:12 EST

Irak: la violence en hausse en novembre (chiffres officiels)

Le nombre de personnes tuées dans des violences en Irak a augmenté en novembre, principalement dans des attaques menées à la fin du mois, selon des statistiques compilées par le gouvernement et l'AFP.

Au total, 166 personnes dont 101 civils, 35 policiers et 30 soldats ont été tués alors que 252 personnes dont 129 civils, 68 policiers et 55 soldats ont été blessés, selon les données des ministères de l'Intérieur, de la Santé et de la Défense.

Mais d'après un bilan compilé par l'AFP se basant sur des chiffres fournis par des responsables des services médicaux et de la sécurité, 160 personnes sont mortes et 664 ont été blessées dans les violences en novembre.

Plus de la moitié des décès, 82, sont survenus dans des attaques perpétrées entre le 26 et le 30 novembre, selon un décompte de l'AFP.

Les combattants sunnites de l'Etat islamique en Irak (ISI), branche irakienne d'Al-Qaïda, tentent fréquemment de déstabiliser le gouvernement du chiite Nouri al-Maliki par le biais de violentes attaques contre les forces de sécurité et la communauté chiite, majoritaire en Irak, notamment à l'occasion des fêtes religieuses.

Cette année, même si trois pèlerins ont été tués et 35 blessés dans des attentats, les célébrations de l'Achoura ont été relativement épargnées par les violences par rapport aux années précédentes.

"Les forces de sécurité, (qui) étaient au maximum de leur (vigilance) et de leur mobilisation" durant l'Achoura, ont baissé leur garde après les commémorations, a estimé Ali al-Haidari, expert irakien en sécurité et stratégie.

"Les forces de sécurité sont généralement fatiguées après de telles occasions, et l'ennemi en profite. A cela s'ajoute l'absence d'une technologie moderne pouvant détecter les explosifs", a-t-il ajouté.

Selon des chiffres officiels, 144 personnes ont été tuées durant le mois d'octobre, 136 selon un bilan compilé par l'AFP.

Les violences sont quasi-quotidiennes en Irak, même si elles ont considérablement diminué depuis le conflit confessionnel de 2006-2008.

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