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01/12/2012 05:27 EST | Actualisé 31/01/2013 05:12 EST

Beaver Creek/super-G: Marsaglia la "Bomba" fait encore briller l'Italie

Matteo Marsaglia, dernier venu d'une belle lignée de skieurs des villes en Italie, a remporté sa première victoire en Coupe du monde de ski alpin en enlevant le super-G de Beaver Creek (Colorado) samedi au lendemain de son compatriote Christof Innerhofer.

Originaire de Rome, Marsaglia a profité d'une faute du favori Aksel Lund Svindal dans la compression pour s'imposer avec 27/100 d'avance sur le Norvégien, déjà 2e de la descente vendredi, et 70/100 sur l'Autrichien Hannes Reichelt, vainqueur du super-G sur cette même piste en 2007.

Sans cette faute dans la compression, Svindal aurait probablement remporté la course. Mais avec son 4e podium consécutif après son doublé de Lake Louise (descente et super-G), il a solidifié sa place de leader au général de la Coupe du monde avant le géant de dimanche, où l'Autrichien Marcel Hirscher (33e en super-G) et l'Américain Ted Ligety (4e) joueront à coup sûr les premier rôles.

"Cette compression, je l'avais bien dans la tête mais beaucoup de monde y a fait des fautes, a remarqué Marsaglia. C'était un tracé difficile, tu prenais beaucoup de vitesse et tout d'un coup il y avait une bosse ou un virage très serré. Il fallait rester lucide et avoir un peu de chance, comme moi."

"Moi, (Kjetil) Jansrud et Innerhofer avons fait des fautes qui nous ont coûté très cher alors que Matteo a été opportuniste. Beaver Creek sourit parfois à des jeunes qui prennent tous les risques, comme Matteo aujourd'hui ou Reichelt en 2007", a déclaré Svindal après son dixième podium à Beaver Creek.

Le Norvégien Jansrud (6e) et Innerhofer (17e) ont sûrement manqué le podium parce que, comme Svindal, ils ont été piégés par un parcours au cocktail explosif: rapide mais parsemé de mouvements de terrain et de portes cachées. Au final, chutes et sortie de piste ont été légion sur la +Birds of Prey+.

A 27 ans, Marsaglia a ouvert son compteur en Coupe du monde après des années de galère et des blessures en cascade.

"La saison dernière a été ma première sans problèmes physiques et cet été j'ai pu avoir une vraie préparation sur les skis pour la première fois de ma carrière", a expliqué le Romain dans un très bon Français.

Marsaglia a gardé un pied dans la ville éternelle et un autre à San Sicario, dans le Piémont, jusqu'à l'âge de 14 ans, avant de déménager dans les Alpes pour se forger un avenir dans le ski. "On faisait 7 à 8 heures de voiture depuis Rome pour aller skier", se rappelle ce citadin, une particularité qu'il partage avec le grand Alberto Tomba, triple champion olympique (1988, 1992), ou encore Daniela Ceccarelli, la championne olympique de super-G (2002).

"Je suis fier d'être un skieur de la ville, assure ce fils d'une joueuse de tennis de très bon niveau. "Tomba aussi était un citadin mais c'est notre seul point commun car je dois encore gagner 49 courses de Coupe du monde !"

bpe/alh

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