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30/11/2012 05:42 EST | Actualisé 30/01/2013 05:12 EST

Une intervention au Mali doit être "bien préparée" (ministre burkinabé)

Une intervention militaire dans le nord du Mali pour en expulser les islamistes qui l'occupent depuis plus de huit mois doit être bien "préparée", a estimé le ministre burkinabé des Affaires étrangères, Djibril Bassolé, dans un entretien paru vendredi dans un journal algérien.

"Ce qui est important pour nous, c'est que l'intervention militaire soit efficace, et pour cela il faut qu'elle soit bien préparée dans le temps et dans l'espace, c'est-à-dire que les objectifs militaires soient précis", a déclaré M. Bassolé à El Watan Week-End.

M. Bassolé réagissait aux déclarations de l'envoyé spécial de l'ONU au Sahel, Romano Prodi, selon lequel tous les experts assurent qu'une action militaire dans le nord du Mali ne serait pas possible avant septembre 2013.

"Si nous réussissions, avec le gouvernement malien de transition et les groupes concernés, à réunifier politiquement le pays, à réconcilier les Maliens et à fixer un agenda de résolution de cette crise, l'intervention militaire sera très certainement mise en place juste pour lutter contre le phénomène de criminalité transfrontalière organisée et de terrorisme", a-t-il ajouté.

Le 11 novembre, la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) a approuvé l'envoi dans le nord du Mali d'une force militaire de 3.300 hommes soutenue sur le plan logistique par des pays occidentaux. Le Conseil de sécurité de l'ONU doit se prononcer en décembre sur cette intervention.

Selon M. Bassolé, la solution politique prônée par l'Algérie, puissant voisin du Mali, s'est révélée "l'option la plus efficace". "Je crois que toutes les parties ont compris qu'il y a quelque chose à négocier", a-t-il dit.

Alger a convaincu le groupe islamiste Ansar Dine d'entamer des négociations et de rompre avec ses alliés Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et le Mouvement pour l'unicité du Jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), qui occupent le nord du Mali depuis la fin mars.

Dans ce cadre, des représentants du gouvernement malien, des rebelles touareg du MNLA et d'Ançar Eddine doivent se rencontrer cette semaine à Ouagadougou, a précisé M. Bassolé.

abh/fc

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