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30/11/2012 06:21 EST | Actualisé 30/01/2013 05:12 EST

Reprise du trafic aérien à l'aéroport international de Damas

Le trafic aérien a repris vendredi à l'aéroport international de Damas après une nuit de violents combats entre soldats et rebelles dans le secteur, ont affirmé vendredi l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) et une source aéroportuaire.

"Hier (jeudi), nous avons adressé un télégramme aux compagnies étrangères travaillant encore avec la Syrie et à (la compagnie nationale) SyrianAir pour les informer de l'état de la route de l'aéroport afin qu'ils annulent les vols vers Damas", a affirmé vendredi à l'AFP une source aéroportuaire.

"Aujourd'hui (vendredi) (...) nous avons envoyé un nouveau télégramme pour leur dire que la sécurité était rétablie", a ajouté cette source. "Le travail à l'aéroport est normal", a-t-elle expliqué, faisant état de plusieurs vols en partance mais aucun vol à l'arrivée.

La directrice de SyrianAir Ghida Abdellatif a indiqué à l'AFP qu'un vol vers Jeddah via Alep était parti ainsi que deux vols pour Lattaquié (nord-ouest), et qu'il était prévu un vol à destination de Khartoum et un vol vers Le Caire.

Selon elle, le trafic a été interrompu pendant toute la deuxième partie de journée jeudi. Auparavant, des avions des compagnies Air Algérie, Air Arabia, Iraqi Airways, IranAir et EgyptAir ont effectué leurs rotations, et des vols SyrianAir de Moscou, Alger, Dubaï et du Koweït ont atterri à Damas.

"Jeudi à 23H00 (21H00 GMT) un avion autrichien de l'ONU avec 150 passagers à bord a quitté l'aéroport", a-t-elle ajouté, mettant l'interruption sur le compte d'"un incident technique sur la piste 23, vite réparé".

Quatre personnels de l'ONU ont été blessés dans un bus en se rendant à l'aéroport visé jeudi par des tirs, selon un communiqué du secrétariat général des Nations unies.

Mme Abdellatif a confirmé qu'un télégramme avait été envoyé tôt vendredi aux compagnies pour les informer que la route avait été sécurisée après que "des terroristes (terme par lequel les autorités désignent les rebelles NDLR) ont tiré jeudi matin sur un bus transportant des employés de l'aéroport et blessant deux d'entre eux". L'OSDH a affirmé qu'ils étaient morts.

Elle a fustigé "ceux qui s'en prennent à l'aviation civile qui, selon les conventions de l'IATA, doit rester en dehors des conflits politiques car elle représente un pont entre les peuples", et a assuré qu'aucun obus n'était tombé sur l'aéroport.

L'OSDH, qui s'appuie sur un réseau de militants et de sources médicales civiles et militaires à travers le pays, a confirmé que la route était ouverte et que l'aéroport, situé à 27 km au sud-est de la capitale, fonctionnait normalement vendredi.

Une source au sein des services de sécurité syriens a indiqué à l'AFP que "le côté ouest de la route de l'aéroport a été sécurisé et une petite partie du côté est, ce qui permet aujourd'hui aux voyageurs de l'emprunter".

"Mais le plus difficile reste à faire. L'armée veut prendre le contrôle du côté est, où se trouvent des milliers de terroristes et cela va prendre plusieurs jours", a-t-elle poursuivi. Dans la terminologie du régime, le terme "terroristes" désigne les rebelles.

Les Comités locaux de coordination (LCC), qui coordonnent la contestation sur le terrain, ont affirmé qu'il y avait eu des combats autour de la piste ouest de l'aéroport et que les rebelles avaient bombardé une caserne militaire chargée de protéger l'aéroport, et pris une petite partie de l'aéroport.

Ces informations n'ont pas pu être confirmées par d'autres sources.

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